Bibliothèques publiques

La lecture, une habitude en déperdition

06 Déc 2017
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Les journées sur les bibliothèques et leur rôle dans la culture des jeunes commencent aujourd’hui, au niveau du Palais de la Culture « Mohamed Boudiaf ». Organisées par la Direction de la Culture de la wilaya d’Annaba, l’évènement se veut une occasion de rencontre des gérants des bibliothèques municipales et publiques afin de discuter des enjeux et des défis rencontrés par ces établissements hautement importants mais sous-exploités. Ces dernières, mises en place pour mettre le livre à la disposition des citoyens, peinent à améliorer la lecture et augmenter le nombre de lecteurs réguliers en Algérie. L’efficacité des bibliothèques publiques dans l’accomplissement de ces objectifs n’est malheureusement pas certaine. Preuve en sont les motifs de fréquentation de ces établissements. Si ces bibliothèques sont très sollicitées en ce qui concerne les inscriptions annuelles, il est important d’analyser la composante de ses membres. En effet, la bibliothèque, par son ambiance feutrée, offre les meilleures conditions pour une révision sereine. Les étudiants constituent, ainsi, la majorité des adhérents aux établissements. Même les prêts de livres sont, principalement, en rapport avec l’école et l’université. Les autres catégories sociales sont quasi inexistantes et, de ce fait, ne sont pas atteints par les bibliothèques en tant que fournisseur gratuit du livre. L’échec dans cet objectif serait dû à des facteurs profonds au sein de la société algérienne. « Une bibliothèque, aussi mobile soit-elle, ne peut s’imposer aux gens. Si je lis, ce n’est pas parce qu’il existe une bibliothèque, mais du fait que j’ai cette habitude de lecture », explique un sociologue de l’Université Badji Mokhtar. Le procès serait donc celui de la société, plus précisément, la famille. Les parents algériens sont peu regardants aux habitudes de lecture de leurs enfants. La lecture ne constitue pas une priorité dans une majorité de foyers algériens, ce qui participe à l’absence de cette option dans le fonctionnement mental de l’individu. Si l’on veut que les bibliothèques ne soient plus désertées, il est vital d’inculquer à nos enfants une nouvelle habitude qui s’appelle : prendre un livre et le lire.

Zarrougui Abdelhak

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