Assassinés il y a 15 ans

Hommage au maire de Chétaïbi et son adjoint

07 Déc 2017
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Mohamed Salamani, wali d’Annaba, n’a pas pu retenir ses larmes, mardi, lorsqu’il a rendu hommage aux défunts martyrs du devoir national, en l’occurrence Ghazaili Hassen et Ayadi Hassen, respectivement maire et adjoint-maire de la commune de Chétaïbi, lâchement assassinés. C’était un certain dimanche, 5 janvier 2003. Louable à plus d’un titre, ce geste, premier du genre, intervenu 15 ans après ce lâche assassinat. Moment sublime où l’émotion se lisait sur tous les visages. En effet, peu avant l’installation de la nouvelle Assemblée populaire communale de Chétaïbi, le wali a, dans une allocution émouvante, le moins que l’on puisse dire, bouleversé  profondément une foule nombreuse et notamment les deux veuves des défunts martyrs du devoir national qui se sont effondrées en sanglots. A ce propos, il a souligné que  « l’Algérie n’oubliera jamais ses enfants qui ont travaillé et vécu pour elle seule. ». Très sensible à l’encontre des veuves, Mohamed Salamani s’est montré disposé face  à leurs doléances qui, sans hésitation aucune, ont été prises en charge immédiatement à la grande satisfaction de l’assistance qui a longtemps applaudi ce geste, qualifié de « noble ».  Devant un parterre d’élus, de journalistes et de notables de la ville, le wali d’Annaba, qui  s’est engagé encore une fois de ne ménager aucun effort pour servir la ville et ses habitants et de faire  sortir  du néant cette région touristique par excellence, a souligné  «il n’y a pas de bonheur sans liberté, ni de liberté sans vaillance. Rendre hommage aux martyrs de la sainte révolution de novembre 1954  et du devoir national est pour moi, un acte sacré et obligatoire. Il ne faut surtout pas oublier qu’ils se sont sacrifiés pour que vive l’Algérie libre et indépendante. En plus, cette rencontre se veut aussi un hommage à nos moudjahidine. Il est primordial de multiplier ce genre de rencontres pour que les futures générations ne perdent pas cette mémoire collective. »  Profondément affectées par ce vibrant hommage, rendu par le chef de l’exécutifs d’Annaba, les deux veuves, ont déclaré à l’Est-républicain, qu’elles n’avaient jamais pensé après tant d’années que leurs défunts époux n’étaient oubliés et mieux, allaient être honorés de la sorte. « Nous n’oublions jamais cette initiative qui a, non seulement, fait notre bonheur et honneur, mais elle a rendu la fierté à toute une région martyre qui a aussi payé un lourd tribu, lors de la lutte armée de libération du pays. »  A rappeler que le 5 janvier 2003, le maire de Chetaïbi et son premier adjoint avaient été tués entre Berrahal et Chétaïbi, au niveau d’un «faux barrage» tendu par un groupe armé. Le coup était bien préparé. Bien informés, les terroristes attendaient, dimanche en fin de journée, au lieudit Aïn Abdallah, les élus qui prenaient part au séminaire sur la gestion des communes qu’avait organisé la wilaya d’Annaba. Ils étaient six à bord du véhicule de la commune de marque Kia : le maire, le 1er et le second vice-président, le SG, le chauffeur et un citoyen de leur connaissance pris en autostop à la ville de Berrahal. Arrivés aux environs de 17h15 au lieudit Aïn Abdallah, une zone très boisée, à mi-chemin des communes de Tréat et Chétaïbi, totalement abandonnée par les riverains, les occupants du véhicule avaient été surpris par des tirs nourris d’armes automatiques d’une dizaine de terroristes qui avaient surgi des bois. Le véhicule avait réussi à rebrousser chemin. Le chauffeur et le 2e vice-président, blessés par balle, en ont profité pour sauter du véhicule. Les criminels sont alors passés à l’acte. Ils étaient très bien informés, selon les rescapés. Ils avaient d’abord demandé au maire, blessé de deux balles dans le dos, de leur remettre son arme et son téléphone portable. Ils ont ensuite fait descendre les quatre occupants qui n’ont pas pu quitter le véhicule. Le maire, Ghazaïli Hassan, et son 1er vice-président, Ayadi Hassan, avaient été sauvagement égorgés sous les yeux du secrétaire général. Ce dernier assistait impuissant aux scènes atroces, les mains ligotées. Profitant d’un moment d’inattention, il avait réussi à prendre la fuite.

B. Salah-Eddine

Dernière modification le mercredi, 06 décembre 2017 20:36
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