CELEBRATION DE YENNAYER 2968     

Une tradition qui se perpétue à El-Hadjar

14 Jan 2018
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Malgré une forte chute de pluie accompagnée de vent violent de froid glacial, une ambiance particulière qui a régné dans la localité d’El Hadjar ex-Duzerville ou bien Gahmoussia a caractérisé la journée d’avant-hier la veille de la célébration de Yennayer 2968. C’est au niveau des  locaux des ex-galeries algériennes que quatre dames, 65 ans révolus, discutant ensemble sur les préparatifs de la célébration du jour de l’an amazigh et particulièrement la préparation du menu et celle du plat principal concocté pour la circonstance que l’une d’elle a dit que « Chez moi, depuis ma venue ici à Gahmoussia vers le début des années 70, j’ai toujours préparé le couscous blanc garni de légumes et de morceaux de viande de veau comme plat du jour de l’an amazigh. Mes voisines à l’époque se moquaient de moi parce qu’elles trouvaient que le couscous blanc est préparé pour les veillées funèbres. Avec le temps, elles l’ont apprécié et ont marché dans le même sillage que moi pour célébrer cette fête, combien très chère à nos traditions ancestrales qui les perpétue et qui  met en exergue et en valeur notre identité. Je disais donc que le couscous est sacré lors du réveillon ». A la question de savoir comment l’idée leur est venue de célébrer Yennayer 2968, Yemna portant un manteau fourrure et coiffé d’un foulard moucheté noir et blanc, nous a déclaré en substance que sa présence dans cette localité à vocation agricole avant d’être une ville industrielle n’était pas fortuite. « Mon époux est de Béjaïa et moi de Tizi-Ouzou. Quand les responsables de SNS ont muté mon mari au complexe sidérurgique d’El Hadjar, je ne suis pas restée à Béjaïa. Bien au contraire, je l’ai accompagné pour lui apporter mon aide et assistance. Donc cela fait plus de 40 ans que nous sommes ici et cette petite ville qui a vu nos 6 enfants naître nous a adoptés. Aussi, cela fait plus de 40 ans que nous célébrons Yennayer dans les règles de l’art comme le disent nos us et coutumes », a-t-elle affirmé avec fierté. Quant à l’autre H’lima qui a apporté de l’eau au moulin, elle nous a précisé que la célébration de Yennayer par un festin est toujours accompagnée par des plats sucrés pour que la nouvelle année  parte du bon pied. Par ailleurs, le chef-lieu de wilaya a vécu, lui aussi, tout comme les villes du pays dans une ambiance bon chic bon genre. Les festivités officielles de la célébration du Yennayer 2968 ont été lancées avant-hier un peu partout au théâtre, à la maison de la Culture, à la bibliothèque centrale, la radio locale, etc., et ont été marquées par la présence des autorités pour donner plus de signification à cette journée devenue désormais journée chômée et payée grâce à la décision du président de la République M. Abdelaziz Bouteflika. Cependant, les Annabis à l’instar de leurs compatriotes de Tizi-Ouzou, Bouira, Béjaïa, Ghardaïa, Tamanrasset, Alger, etc., ont célébré dans la convivialité le jour de l’an amazigh. « Les pâtisseries connues sur la place annabie, dont les présentoirs ont été vidés bien avant l’heure de la fermeture n’ont pu satisfaire la demande de leurs clients qui les ont prises d’assaut en début d’après-midi », a-t-on appris auprès des pâtissiers. 

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