Bouquinistes

La culture à peu de frais

14 Mar 2018
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Qu’il est bon de voir un jeune lisant un livre devant un étalage de bouquiniste, en face du CAM mais pas seulement. Ces jours-ci ils sont de plus en plus nombreux et de tous les âges et des deux sexes. Un vrai plaisir, depuis que les bouquinistes ont été autorisés à exercer, en attendant qu’un espace spécifique leur soit définitivement réservé. Annaba ne vaut pas mieux que Paris, l’une des premières destinations touristiques du monde, où les bouquinistes en nombre, sont installés sur les deux rives de la Seine, deux espaces parmi les plus huppés du monde aussi et signalés par l’office du tourisme ! Ici, on les avait assimilés aux vendeurs de fruits et légumes et chassés de même à un certain moment, alors que leur commerce est plus celui d’une passion que d’une rentabilité. Pour la rentabilité il faut se pencher sur des recueils de poésie édités avec l’argent de l’Etat et du contribuable et qui ne rapportent qu’à leurs auteurs qui rentabilisent aussi leur poste de fonctionnaire. Les bouquinistes, eux, offrent un éventail livresque qui n’existe plus à Annaba où l’on ne compte  plus que  trois véritables librairies et quelques ersatz ou l’on ne trouve que des livres de cuisine. Les autres librairies que comptait Annaba se sont converties en commerce d’habillement ou surtout en pizzerias et fastfoods ! Aussi, on peut aisément comprendre quels services peuvent rendre des bouquinistes qui offrent manuels scolaires et techniques, revues et livres de tous les genres littéraires, de l’histoire au polar. Et tout ça pour quelques dinars alors que la dernière parution officielle coûte 1400 D.A ! Il faut noter ça, les bouquinistes ne gagnent pas des milles et des cents et travaillent au jour le jour, ne perçoivent que de quoi vivre. Et heureusement qu’il existe des gens pareils qui acceptent ce travail parce que sans eux, le peu de culture qui reste encore à Annaba disparaîtrait définitivement, au profit du seul commerce. Il faut seulement penser à les mettre plus en évidence, soit dans le cadre du développement touristique comme l’ont compris, depuis longtemps, les parisiens, les new yorkais, les londoniens…

Ammar Nadir

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