Pollué par des rejets industriels et urbains

Zerouati appelle à protéger le lac Fatzara

24 Mai 2018
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Lors d’une tournée, avant-hier, au nouveau pôle urbain Kalitoussa de Berrahal, la ministre de l’Environnement et des Energies Renouvelables Madame Fatima Zohra Zerouati, a sommé les responsables du secteur à mettre tous les moyens susceptibles de protéger le bassin du lac Fatzara, confronté chaque jour à plusieurs polluants industriels et urbains émanant principalement des trois communes, Berrahal, El-Eulma et Chorfa. La calamité est engendrée notamment par certaines usines privées de la zone industrielle de Berrahal et notamment par les stations de service, implantées aux abords de la route nationale 44. Aujourd’hui, le danger est imminent. Selon l’enquête menée par SAFEGE,  à Annaba, deux « gros pollueurs », dont les eaux se jettent à la Seybouse ont été  relevés : le lac Fatzara et à un degré moindre certaines installations du complexe sidérurgique d’El-Hadjar. En effet, en raison des agissements néfastes de nombreuses sociétés polluantes et qui échappent pour le moment à tout contrôle, le lac Fatzara  représente un véritable catalyseur de déchets de toutes sortes. Nous sommes en présence d’un conglomérat de liquide visqueux et vaseux renfermant des vecteurs de maladies infectieuses, sachant que l’Oued Seybouse est alimenté en partie par les eaux du Lac Fetzara par l’intermédiaire de canaux (un sur l’Oued Boudjemia et l’autre sur l’Oued Meboudja). Son cours est très irrégulier, avec un débit variant de 0 à 100 M³/s mais peut atteindre les 630 M³/s pendant les périodes de fortes averses.  surtout lorsqu’en sait que des agriculteurs ont signalé avoir découvert, cette situation après le recul des eaux. Cette agression envers la nature n’est pas sans provoquer un déséquilibre au niveau de l’environnement et du cycle d’évolution de la nature de la région d’Annaba, prolongée par le parc naturel d’El-Kala  (El-Tarf) et la zone humide de Guerbez (Skikda), et qui renferme un immense patrimoine de faune et de flore, très varié. Les conclusions d’une enquête signalent que la totalité des eaux résiduelles des entreprises et stations de lavage, se jette au lac Fatzara sans être épurées, avec le silence complice d’associations dites de protection de l’environnement. Devant cette situation,  la ministre a exhorté les responsables à opter dans les meilleurs délais pour la réalisation des bassins d’épuration ou un centre de traitement des eaux usées.  Le lac Fatzara, a été classé, en 2006, zone « RAMSAR ». La classification de ce site naturel est intervenue, à l’issue des visites sur ce site, effectuées il y a quelques années par des experts en la matière qui ont jugé cette étendue d’eau naturelle « d’excellent site d’accueil, en période hivernale, d’une avifaune nicheuse composée souvent d’espèces rares et protégées ».  Selon une étude menée récemment, plus de 100.000 oiseaux voyageurs, dont 55.000 de différentes espèces ont été recensés durant la période de niche.  

B. Salah-Eddine

Dernière modification le mercredi, 23 mai 2018 18:39
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