Berrahal  

Des tractopelles pour le désherbage !

08 Mai 2019
174 fois

 Une opération d’entretien et de désherbage lancée depuis hier, au niveau des espaces verts de la cité résidentielle 130 de Berrahal, a vite tourné au fiasco.  Cette première action engagée non seulement elle n’a pas été menée à terme, mais elle a été exécutée à la hâte au moyen de tractopelles au lieu et place d’ouvriers.   Cette façon d’agir qualifiée de « criminelle » a eu raison d’ailleurs de beaucoup de jeunes pousses d’arbres, qui ont été arrachés, a-t-on constaté sur place. Ces espaces verts, aménagés il y a trois années, à coup de millions de dinars, au niveau des différents quartiers de la ville de Berrahal, n’ont jamais fait l’objet de l’attention permanente que doivent avoir les pouvoirs publics pour de tels investissements. Ils ont plutôt servis, le moins que l’on puisse dire, de lieu de pâturage pour les bovins. En effet, ces espaces n’ont jamais subi d’opérations d’entretien et d’assainissement. C’est l’amertume et la déception chez les habitants, qui n’arrivent pas à comprendre l’état dans lequel se trouvent plusieurs quartiers dont l’aspect, par la force des choses, est celui d’un champ de chardons et de ronces où sont amoncelés les déchets occasionnés par les travaux de réfection des avaloirs du reste non achevés et abandonnés.   Malgré les menaces de la commune de procéder à la saisie des animaux qui rodent en ville, la situation n’a pas changé d’un iota.   Pour beaucoup d’habitants, la ville de Berrahal, se ruralise. L’impression qui se dégage de cette situation est celle d’une ville qui se laisse aller. Lorsqu’on traverse n’importe quel quartier le soir venu, l’une des premières images qui saute aux yeux, est la présence des animaux (ovins, bovins, chiens, etc. .)  qui circulent librement, surtout aux alentours directs de chaque dépôt d’ordures ménagères. Un phénomène qui a fini, au fil des jours, par « empoisonner » le quotidien de nombreux résidents, dans une indifférence quasi générale.  «On fait comme si de rien n’était et on continue son chemin faisant semblant de ne pas voir. Cela est valable pour tous les habitants et les personnes censées veiller et protéger la ville », a tenu à dénoncer un habitant de la cité 400 logements, devenue également une plaque tournante du trafic de drogue.

B. Salah-Eddine

Évaluer cet élément
(1 Vote)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85