70 projets touristiques accusent des retards

Le wali dénonce la bureaucratie

14 Mai 2019
529 fois

Le retard dans la réalisation de plus de 70 projets touristiques à Annaba serait le résultat d’une « bureaucratie qui paralyse le secteur et décourage toute tentative d’investissement », a avoué Toufik Mezhoud dans une intervention auprès de la presse. Le chef de l’exécutif local a montré son engagement à lutter contre ce fléau afin de permettre au secteur du tourisme d’émerger comme il se doit dans une wilaya qui détient un vrai potentiel d’attraction nationale et mondiale. Le wali a avancé le chiffre 74 pour désigner le nombre des projets en retard ou à l’arrêt et dont les initiateurs croulent sous le diktat implacable de la bureaucratie. La lenteur du traitement des dossiers constitue le principal frein au lancement rapide des projets surtout que le temps est un facteur clé dans le monde de l’entreprise. « Les exigences à l’égard des investisseurs en général et les opérateurs touristiques en particulier, devraient être allégées autant que faire se peut afin de redonner confiance en la volonté de l’État d’aider ce secteur », explique un élu local. Ce n’est donc pas une surprise que le World Economic Forum classe l’Algérie à la 118e place sur 180 pays dans la compétitivité touristique loin derrière la Tunisie qui occupe la 14e place et le Maroc qui siège à la 16e. « Malgré les privilèges offerts par les autorités aux investisseurs étrangers en termes de fiscalité, les étapes d’investissement sont très longues compte-tenu de ce qui se passe chez nos voisins », explique un expert en tourisme. Ainsi, les investisseurs algériens et étrangers hésitent avant d’entrer sur le marché algérien, malgré les incitations fiscales accordées par l’État, en raison du nombre considérable d’arrangements administratifs qui précèdent les demandes d’investissement et de prêt auprès des banques, en particulier la situation du foncier industriel, qui reste le premier obstacle à l’investissement en Algérie. D’autres problèmes minent ce secteur important à l’image du manque d’infrastructures ainsi que de la culture touristique. « La politesse, l’accueil chaleureux et l’ouverture sur l’autre doivent exister chez nous. Il ne faut pas voir en l’étranger un intrus qui vient nous dévaliser alors qu’il y a des millions de nationaux à l’étranger », ajoute notre interlocuteur. La complexité des procédures pour l’obtention des visas pour les touristes est un autre problème à régler dans l’urgence.

Zarrougui Abdelhak

Évaluer cet élément
(2 Votes)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85