Avec le silence complice de l’OPGI

Des logements squattés par des fonctionnaires

26 Mai 2019
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Un scandale en cache un autre dans la wilaya d’Annaba. En effet, une quinzaine de logements ont été squattés par des fonctionnaires de l’OPGI.  Ainsi, pas moins de 15 personnes ont squatté des logements sociaux locatifs avec un accord tacite de la direction de l’OPGI Annaba, révèle une source digne de foi. Ces squatteurs ne sont autres que des cadres et employés de l’OPGI, sinon des personnes de leur « Hachia » -(proches). Selon la liste, dont l’Est Républicain dispose d’une copie, les sites concernés par ces squats sont au nombre de quatre. Il s’agit de la cité Bouzaaroura et Boukhadra III (El-Bouni), Sidi Amar (El Hadjar) et Kherraza (Oued El Aneb). « Ils ont squatté des logements sociaux alors qu’ils sont fonctionnaires de l’OPGI. Le nouveau directeur le sait, car nous l’avons informé, mais il préfère garder le silence. A qui devons nous nous adresser pour récupérer ces logements pour qu’ils soient attribués aux véritables sans abri ? Au wali sûrement, mais n’avons pas pu trouvé les moyens pour le joindre ou attirer son attention.» s’interrogeaient des demandeurs de logements de la Vieille ville qui ces derniers jours fait l’objet de plusieurs effondrements. Selon certaines informations, des directeurs de l’exécutif sont en courant de ce scandale, mais aucun d’entre eux ne veut en informer le wali d’Annaba, M.Toufik Mezhoud. Il faut dire également que plusieurs demandeurs de logements n’ouvrant pas droit à un logement social ont été retenus dans la liste des 7.000 logements. Il se murmure que devant la saga des scandales et l’anarchie ambiante au sein de l’Office, le directeur de l’OPGI, Okbi Mohamed Brahim, installé au début du mois de janvier dernier, en remplacement à Abdelkrim Benchadi, muté à la wilaya de Blida pour occuper le même poste, veut déjà jeter l’éponge. Ce n’est pas la première fois que l’OPGI d’Annaba se trouve au beau milieu d’un scandale. Au mois d’avril dernier, une commission d’inspection d’Alger, avait dressé un état des lieux sans concession de la situation d’Annaba. C’est une gestion catastrophique à plus d’un titre. Une direction intouchable, une organisation du travail anachronique, un suivi aléatoire du financement, des projets en souffrance, des dépassements en série, des incivilités pesantes, des insuffisances, une vulnérabilité à tous les niveaux et la liste des défaillances est longue. Les conclusions du rapport de la commission d’inspection dépêchée d’Alger du 15 au 17 octobre 2018, pour éplucher la gestion de l’OPGI d’Annaba, ont fait apparaitre de graves irrégularités tant sur le plan de l’organisation et du fonctionnement que sur le plan de la gestion et de l’exécution des programmes en charge. A signaler que les hauts responsables du secteur exigent aujourd’hui plus que jamais la prise en urgence de toutes les mesures réglementaires requises pour remédier à cette situation, à l’issue de l’établissement d’un rapport circonstancié. Des sanctions et poursuites judiciaires particulièrement à l’encontre des responsables investis d’une mission de service public, sont vivement souhaitées par de nombreux travailleurs de l’OPGI d’Annaba.

B. Salah-Eddine

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