Pont-Blanc 

Revoilà les constructions illicites !

12 Jui 2019
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Après une hibernation de quelques mois, voici les filières spécialisées en matière d’habitat précaire qui reviennent à la charge pour de nouveau enlaidir la Coquette avec des baraques, qui donnent un aspect de désolation et de misère. Ainsi et depuis le début de l’avènement du Hirak Populaire, les barons de la construction illicite ont jeté leur dévolu sur de nombreuses assiettes y compris celle qui avait déjà abrité l’ancien bidonville du quartier Pont-Blanc, selon les habitants. Implanté derrière le centre de formation professionnelle Bélaïd Belkacem, ce bidonville avait pourtant, selon le voisinage, été totalement rasé dans un passé récent et ses occupants ont bel et bien bénéficié de logements décents. Cette partie de la wilaya, située à la lisière du mont de l’Edough, est désormais de nouveau l’objet d’une fièvre dans la reconstruction des baraques. « La construction des baraques, devenue aujourd’hui une véritable industrie grâce à des filières spécialisées, se faisait généralement durant la nuit. Et tant que la complicité des agents censés lutter contre cette situation est de mise, il est difficile pour les pouvoirs publics de mettre un terme à ce phénomène. La renaissance de ce bidonville et bien d’autres qui viennent de voir le jour sur les hauteurs boisées de la cité, attirent les gens tels des charognards autour d’une proie. Une situation où les kachara (courtiers), les entrepreneurs en bâtiment et surtout les clients qui débarquent des différentes wilayas limitrophes, trouvent leur compte », ont tenu à témoigner de nombreux habitants du quartier, lesquels pointent carrément un doigt accusateur en direction des responsable du secteur de l’APC et des éléments de la police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement. « Depuis quelques semaines, c’est la loi de la jungle qui est imposée sur les lieux. Apres avoir occupé des baraques, les locataires illicites s’approvisionnent aussi clandestinement en matière d’énergie électrique à partir du réseau d’éclairage public et d’alimentation en eau potable. Et dans de telles situations, c’est le problème de l’insécurité qui se pose de nouveau avec acuité surtout lorsqu’on sait que plusieurs locataires ont été agressés par des bandes de voyous qui assiègent les lieux dés la tombée de la nuit », a tenu à témoigner, un quinquagénaire né et a qui grandi dans cette cité. Ainsi le trafic des bicoques bat son plein au quartier du Pont-Blanc, autrefois, l’un des plus beaux et paisibles quartiers de la Coquette. Le prix d’une baraque « recensée » par les services techniques de l’APC a atteint le summum. « Elle est cédée à 100 millions de centimes. Alors que les «lots vierges» pour la construction de baraques sont proposés à des prix oscillants selon l’endroit aux environs de 50 millions de centimes, explique un “kacher” versé dans ce créneau. Plaie ouverte depuis des années à Annaba, la construction illicite prend, de jour au jour, des proportions dangereuses.

B. Salah-Eddine

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