Palais de la culture, 27 ans après

Hommage à Mohamed Boudiaf

30 Jui 2019
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Le palais de la Culture et des Arts Mohamed Boudiaf de la wilaya d’Annaba  a organisé, hier, une journée commémorative à la mémoire du président du Haut conseil de l’Etat (HCE), le moudjahid Mohamed Boudiaf, à l’occasion du 27e anniversaire de sa disparition.  L’événement qui s’est déroulé sur les lieux mêmes de son lâche assassinat, a réuni les autorités civiles, des militants de partis politiques, des enseignants universitaires, des intellectuels et des anonymes. L’assistance a observé une minute de silence pour rendre un vibrant hommage à  l’un des pères de la Révolution de Novembre et le symbole de tous les Algériens. A souligner que cette action «contre l’oubli» a été initiée pour se rappeler les circonstances de son lâche assassinat,  mais aussi son engagement en faveur de la démocratie en Algérie ainsi que ses nombreux sacrifices, à commencer par la guerre de libération nationale. Il convient de rappeler que ce même jour, soit 27 années après le drame de 1992, Mohamed Boudiaf, de son nom de guerre «Tayeb el Watani», un des plus grands révolutionnaires pour l’indépendance de l’Algérie, était à Annaba pour inaugurer le Salon de la micro entreprise et de l’emploi des jeunes. Originaire de M’sila, né en 1919, et après avoir effectué ses études à M’sila, Mohamed Boudiaf devient fonctionnaire dans l’administration. Adjudant dans l’armée française, il a été envoyé au front durant la Seconde Guerre mondiale. A son retour il entre comme commis aux écritures aux services des Contributions de la ville de Jijel. Après les massacres de Sétif, Kherrata et Guelma, animé d’un esprit nationaliste, il s’engage dans les mouvements nationalistes algériens, il a adhéré au parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj, après les massacres du 8 mai 1945, devenant un leader à l’Organisation spéciale (1947-1950). Il est un des six chefs ayant décidé de la lutte armée et du déclenchement de la glorieuse guerre  de libération nationale. Le moudjahid fut parmi les chefs historiques de la révolution arrêtés dans un avion détourné par le colonisateur français le 22 octobre 1956.Mohamed Boudiaf a présidé le Haut conseil de l’Etat le 16 janvier 1992. Sa fonction fut éphémère, alors qu’il voulait faire bouger les choses en s’attaquant en premier lieu à la corruption qui gangrénait l’Etat. Il voulait emprunter le chemin de la paix et de la justice, mais malheureusement il n’aura pas eu le temps de s’y engager. Mohamed Boudiaf fut lâchement assassiné le 29 juin 1992 à 11h20  au palais de la Culture et des Arts d’Annaba sous les yeux effarés de plusieurs centaines de citoyens. Gloire à nos martyrs.

Hanine Boucenna

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