Au deuxième jour des épreuves du BAC

Les candidats déconcentrés

15 Sep 2020
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Après six mois d’interruption des cours, les épreuves du baccalauréat ont débuté selon un protocole sanitaire draconien mis en place puisqu’elles se déroulent dans un contexte caractérisé par la propagation du coronavirus. Au deuxième jour du bac, les avis sont partagés entre la difficulté et la facilité des sujets. Certains candidats trouvent que les sujets de la plupart des matières sont faciles et abordables, d’autres écartent carrément ce cas et disent que la difficulté réside dans l’ambiguïté des questions. C’est lors de notre virée au niveau du CEM Max Marchand dans le quartier Champ de Mars que nous nous sommes rendus compte de cette situation. « Il faut de quoi dire que les sujets sont difficiles. Avant la propagation du Covid-19, les choses se passaient le plus normalement du monde. Les cours dans les classes se déroulaient dans de bonnes conditions. Même les cours de soutien m’ont été bénéfiques. Puis vint l’épidémie, tout était interrompu. En quelque sorte, on revient à la case départ. Sincèrement, j’étais complètement déphasé avant le bac. Pour ce qui est du sujet de Maths, croyez-moi qu’il est difficile même pour les as des as en mathématiques. Aussi, ce sont beaucoup plus les circonstances dans lesquelles les candidats passent leur bac, lesquelles se sont répercutées sur leur état d’esprit. Le port obligatoire de la bavette, le respect strict de l’application des mesures préventives, la distanciation sociale, la sévérité des surveillants ont rendu l’atmosphère tendue lors du déroulement des épreuves du bac, ce qui a perturbé le comportement des candidats et affecté négativement sur leur moral. Ce sont les raisons pour lesquelles je ne peux pas me concentrer sur tel ou tel sujet. C’est l’avis de la plupart des candidats», a commenté Fayçal, 18 ans, en série sciences expérimentales, qui passe pour la première fois son bac. Et d’ajouter : « Pour ce qui est de la langue arabe et les sciences islamiques, les épreuves ont été abordables car je les considère comme étant une culture générale ». Par contre Soumaya, 19 ans, qui passe pour la deuxième fois cet examen en série Gestion et Economie, elle n’est pas de l’avis de Fayçal : « C’est vrai, l’application stricte des mesures préventives à l’intérieur du centre et des salles nous a dérangés et le comportement de certains surveillants vis-à-vis de nous a compliqué la tâche mais le sujet de maths est plus ou moins facile pour ne pas dire difficile. Il suffit de bien s’y concentrer avant de résoudre le problème. Au deuxième jour, je pense que le bac est à la portée des candidates et candidats qui ont révisé leurs cours ». En somme, les parents d’élèves qui se trouvaient devant l’établissement prient Dieu d’aider leurs enfants à surmonter leurs épreuves. « Vu la situation du pays et de son peuple, les choses ne s’y prêtent pas à cause du Covid-19, on souhaite donc que le barème soit conforme aux questions et que les correcteurs soient indulgents. Pour le reste, on s’en remet à ALLAH ; c’est tout ce qu’on souhaite », a dit un groupe de parents.  

Nejmedine Zéroug

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