A la veille de la distribution de logements sociaux

Des habitations précaires mises en vente à Annaba

17 Oct 2020
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Nombre de riverains des quartiers concernés par le relogement dénoncent les transactions immobilières illicites passées entre les futurs bénéficiaires de logements sociaux occupant des logements menaçant ruine et les acquéreurs venus d’autres régions, a-t-on appris de sources bien informées. A l’annonce de la distribution prochaine des logements sociaux, la plupart des habitations précaires sont mises en vente par ces personnes malveillantes et indélicates et les transactions immobilières en catimini se sont multipliées. « Nous dénonçons avec force ces pratiques interdites par la loi, qui ne servent pas l’intérêt général. Celles-ci ne font qu’aggraver la crise du logement à laquelle l’Algérie fait face depuis des décennies et encourage l’exode rural », a déclaré en substance un groupe d’habitants. « Certains acquéreurs venus d’une wilaya limitrophe ont déjà installé leur bataclan. Ces derniers savent pertinemment qu’ils seront à la longue attributaires de logements sociaux dans une ville qui peine à trouver des solutions à cette crise et qui aura du mal à loger ses habitants en quête de logement décent », ont-t-il affirmé à l’unisson. Abondant dans le même sens, l’un des interlocuteurs nous a fait savoir avec stupéfaction que le prix de vente d’une habitation précaire oscille entre 600000 et 800000 DA. De l’avis de tous, la seule solution qui puisse mettre un frein à ces transactions immobilières illicites est de sévir contre les fraudeurs. « Il faut que les pouvoirs publics sévissent vis à vis de ces gens-là sans foi ni loi c’est-à-dire une fois le logement social attribué au bénéficiaire, il doit être procédé immédiatement à la démolition de l’habitation précaire ou bien la sceller jusqu’à nouvel ordre.  Et celui qui transgresse la loi en passant une transaction immobilière avec autrui doit sévèrement puni par la loi ainsi que l’acquéreur. De lourdes peines de prison seront prononcées à leur encontre. En quelque sorte, il faut appliquer les mêmes peines que celles du recel quand il s’agit de vente et d’achat de bijoux volés», a conclu cet interlocuteur.        

Nejmedine Zéroug

Dernière modification le vendredi, 16 octobre 2020 20:44
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