COVID-19, confinement, confusion sociale et stress 

Dr Bairi en conférence à l’Institut Français

17 Oct 2020
313 fois

Jeudi dernier le Docteur Bairi Abdelmajid, chef d’équipe Neuro-endocrinologie du stress au département de biologie à l’Université Badji Mokhtar Annaba, a animé une conférence autour du thème « Stress et émotion, une transmission insidieuse », au niveau de l’Institut Français d’Annaba. Le Dr Abdelmadjid Bairi est actuellement affilié au Laboratoire de neuroendocrinologie appliquée, Département de biologie, Faculté des sciences, Université Badji Mokhtar Annaba, Algérie. Ses intérêts de recherche se reflètent dans son large éventail de publications dans diverses revues nationales et internationales. Le Dr Abdelmadjid Bairi est l’auteur de plusieurs articles ainsi que de chapitres dans différents livres liés à la neuroendocrinologie. Des recherches et des thèses dont les thèmes sont au cœur de la situation actuelle, à savoir les retombées de la COVID-19, le confinement sanitaire et le stress qui en résulte. Il n’est pas là question du confinement en particulier, mais de la nature et du comportement humain face aux situations de crises et du concours de l’information où « l’Overdose médiatique ». La guerre du Viêtnam, Tchernobyl, les guerres du Golf, La décennie noire, le 11 septembre ou encore des catastrophe naturelles comme l’Ouragan Katrina et évidement la Pandémie de la COVID-19. Dès qu’il est question d’un bouleversement d’ordre social ou géopolitique n’importe où dans le monde ou à échelle mondiale, ces évènement sont accompagnés ou suivis d’une constante, à savoir un pic des cas de violences conjugales et contre les enfants, comme indiqué par le Dr Bairi, qui lui-même se réfère à une série d’études menées ces 70 dernières années. La violence n’est que l’un des nombreux aspects et points de rupture de l’accumulation du stress provoqué par ce changement radical auquel est sujet le genre humain en période de crise. Dans les conditions de l’épidémie de la COVID-19 et du confinement en 2020, c’est-à-dire avec la légion de réseaux sociaux, de chaînes d’informations et les journaux, le stress est directement alimenté par la « l’Overdose médiatique » muant le stress en une paranoïa collective parfois. Il est carrément question d’une addiction à l’information et les milliers d’interprétations autour d’elle. Les exemples sont légion, à titre d’exemple, les attentats du 13 novembre 2015 en France, revendiqués par l’organisation terroriste État islamique. Les semaines et mois qui ont suivi cette tragédie, suralimentée par les médias du monde entier conjugué à « l’Overdose médiatique », ont donné lieu à des incidents et un état de peur panique sans précédent, pénalisant au passage les communautés Arabes, Maghrébines et musulmanes de France. De même pour l’Algérie au tout début de l’épidémie de la COVID-19 où les ressortissants Chinois ont été l’objet de harcèlement dans les rues et sur les réseaux sociaux. Nous sommes encore loin du compte comme indiqué par le Dr Bairi. Le stress peut être géré à des degrés différents, selon l’environnement, l’expérience, le vécu et l’acquis personnel, mais de manière individuelle, il n’existe pas de paramètre de groupe proprement dit. Ce n’est qu’après l’épidémie, une fois que la tempête est passée que les cicatrices et les retombées de cet intense stress seront visibles et cela demandera une, si ce n’est des études, pour évaluer l’impact social de cette crise sur la génération à venir. Car si le stress n’est pas transmissible aux nouveau-nés en tant que tel, le stress pendant la grossesse a notamment été associé à un risque accru de naissance prématurée, phénomène lié à des taux plus élevés de mortalité infantile et de troubles physiques et mentaux, comme le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité et anxiété chez l’enfant. 

Sadouki Soufiane 

Évaluer cet élément
(1 Vote)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85