Village touristique de Sidi-Salem

La force publique pour déloger les indus occupants

13 Jan 2021
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Lors d’une rencontre, lundi, avec la presse et les membres de la cellule d’écoute le wali d’Annaba, a donné un ultimatum à quatre éleveurs pour qu’ils quittent le site d’environ 5 hectares à Sidi-Salem (El-Bouni), que ceux-ci occupent illégalement alors que cette superficie a été attribuée dans le cadre du CALPIREF pour abriter un village touristique. Le chef de l’exécutif s’est montré très ferme à l’égard des éleveurs. « Ceux parmi les occupants, transférés à l’occasion pour occuper une superficie située au Sud d’El-Bouni où ils pourront pratiquer leur activité dans un cadre tout à fait légal et contrôlé par les services agricole, qui ne veulent pas vider les lieux, seront délogés de force et traduits en justice », a menacé Berimi Djamel Eddine. Invité à cette réunion, le jeune promoteur, le jeune Ali Mebarki, a tenu à rappeler que le lancement de son projet est en souffrance depuis plus trois ans, à cause des bergeries qui sont bâties sur le terrain devant lui servir d’assiette. Ce promoteur a expliqué à l’assistance que le projet de création d’un village touristique à Sidi-Salem, une localité côtière d’Annaba pourtant dépourvue de tout projet susceptible de la faire sortir un tant soit peu du néant, est toujours en souffrance. « Il s’agit là du premier projet touristique, dont a bénéficié ce quartier populaire, depuis l’indépendance, bien qu’il soit doté de l’une des plus belles et des plus longues plages de sable doré, mais qui a malheureusement été livré à l’abandon et à la pollution industrielle », a soutenu Ali Mebarki. Ce dernier s’est attelé à rappeler le véritable parcours du combattant parsemé d’aléas bureaucratiques auquel il a été confronté depuis qu’il a postulé à ce projet. Ceci avant de signaler qu’il a été et est encore malmené par « une bureaucratie outrancière qui pousse au désespoir et à la révolte ». Le projet, qui devrait être érigé sur le lot : 2 ZET au niveau précisément de la région de Boukhmira de Sidi Salem, est à d’assurer plus de 200 postes d’emplois directs et indirects rappellera encore cet opérateur. Pour certaines d’entre les personnes présentes à cette rencontre, il s’agit d’une première vraie opportunité qui s’offre à la cité Sidi-Salem, de se doter d’une station balnéaire digne de ce nom, comprenant plusieurs types d’hébergements, d’une capacité totale de 450 lits, auxquels il faut ajouter aussi des structures évènementielles, un lac, une piscine et des espaces de jeux pour enfants, le tout intégré dans le cadre agréable des installations de loisirs intérieures et extérieures, qui le parachèvent. Il est vrai qu’au niveau de ce quartier, un lourd stigmate colonial persiste encore provoquant un dysfonctionnement au sein de la société, car il génère nombre de dérapages et de nuisances aux populations. C’est le cas en effet, du centre d’hébergement, conçu par le corps expéditionnaire française dans le cadre de « l’humanisation » de sa politique de la terre brulée et de la « pacification » à travers les fameuses Sections Administratives Spéciales (S.A.S).

B. Salah-Eddine

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