Bouakal et Parc à Fourrage 

2 nouveaux foyers de contamination d’eau potable

12 Aoû 2017
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Une alerte a été lancée à Batna, en fin de semaine écoulée, par divers intervenants, suite à une contamination d’eau potable vécue au niveau de deux sites situés dans les quartiers de Bouakal et du Parc à Fourrage. Ce sont les citoyens qui se sont plaints les premiers de l’odeur répugnante et de la couleur douteuse de l’eau coulant dans les robinets. Il était clair qu’il s’agissait d’une crosse connexion autrement dit un mélange d’eau usée avec de l’eau potable. Tout en alertant les citoyens sur le danger de consommer une telle eau, les services de l’Algérienne des eaux, ADE, se sont attelés à fermer les vannes des réseaux touchés et à identifier le lieu exact de la crosse connexion. L’une des mesures urgentes prises A été celle de l’utilisation de camions citernes pour alimenter les citoyens concernés en eau potable jusqu’à la régularisation de la situation et l’élimination du  risque.  L’inquiétude des citoyens et des responsables locaux est justifiée, car le mélange d‘eau potable avec les eaux usées, est la principale source des pathologies mortelles telle la typhoïde, une maladie à transmission hydrique, MTH, particulièrement redoutée en milieu urbain. Pour rappel, plusieurs épidémies dues à la contamination de l’eau potable, ont été vécues dans la région des Aurès. Parmi ces épidémies on peut citer le choléra et la typhoïde, ayant touché, auparavant, Arris, Bouzina, Barika et Batna-ville. Il y a quelques années de cela, les quartiers de Zemala, Fezazna, le terrain Zedam, les allées Benboulaïd et une partie de Bouakal ont été touchés par la typhoïde. La vétusté des canalisations souterraines a toujours constitué une potentielle source de mélange d’eau usées avec l’eau potable non seulement à Batna mais aussi à Barika, Aïn Touta, N’gaous, Merouana, Arris et ailleurs. La wilaya de Batna avec ses 61 communes, compte plus de 25.000 points d’eau dont plus de 16.000 puits individuels, 280 puits collectifs, 250 fontaines publiques, 213 sources naturelles et enfin 300 châteaux d’eau. Ces derniers doivent être contrôlés en permanence par le biais des 7 SEMEP (services de prévention) et des 61 bureaux d’hygiène communaux entre-autres intervenants avec un traitement à l’aide de javelisateurs automatiques pour protéger les consommateurs. Parallèlement à cela, un autre foyer MTH, a récemment été relevé dans la localité d’Ouyoune El Assafir, où plusieurs personnes ont été victimes de l’eau contaminée d’un puits.

Nasreddine Bakha

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