Accidents de travail

Les ouvriers manuels face à des risques constants

06 Jan 2018
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Selon des statistiques officielles pas moins de 800 personnes meurent en moyenne chaque année à travers le territoire national suite à des accidents de travail. Les chiffres des  accidents sont, selon toute évidence, d’une plus grande ampleur dans la mesure où les simples ouvriers travaillent en majorité dans le noir avec un règlement à l’amiable entre familles en cas de grave problème. Dans la seule wilaya de Batna qui englobe 61 communes, au moins une trentaine de personnes meurent chaque année en effectuant des travaux. Des études réservées  à ce volet, font clairement ressortir que ce sont les maçons et les ouvriers qui sont les plus touchés par le phénomène à l’image de ces nombreuses chutes libres des étages supérieurs et des façades d’habitations en construction. Il y a aussi des ouvriers, des tôliers, des électriciens, des mécaniciens, des menuisiers et des soudeurs entre autres. Parmi les accidents vécus durant les mois écoulés on peut citer le cas d’un manœuvre S. T, âgé de 22 ans, ayant effectué accidentellement une chute du haut d’une bâtisse alors qu’il procédait à des travaux de réfection dans la localité de Nara dans la zone montagneuse des Aurès. Il y a aussi, le cas d’un fellah âgé de 56 ans, répondant aux initiales M. D, qui a trouvé la mort à Djezzar en chutant dans un puits au moment où il réparait sa motopompe. Pour sa part, S.K, jeune éleveur de volaille, âgé de 31 ans, a été tué en voulant nettoyer son hangar. Sa « Kachabia » s’est accrochée à une broyeuse, ce qui lui a été fatal. Un ouvrier âgé de 46, répondant aux initiales J. S, est lui aussi mort après avoir été littéralement déchiqueté par une niveleuse au cours de travaux routiers menés à Barika. Une erreur humaine du conducteur de la niveleuse a été à l’origine du drame. Un jeune électricien, W. F, est décédé par électrocution à Oued Taga lors de travaux d’installation d’un réseau électrique local, dans une maison en construction. Les cas fréquents d’accidents de travail enregistrés un peu partout, nous donnent un aperçu sur le laisser-aller, la négligence et l’imprudence dont font preuve les travailleurs qui ne prennent, souvent, pas les précautions nécessaires en effectuant des travaux routiniers et autres. D’un point de vue général, un accident de travail est considéré comme tel, lorsqu’il survient dans le cadre de l’exercice d’une profession où il est aussi tenu compte des malaises et même des accidents de circulation en relation découlant d’un déplacement professionnel. En Algérie, deux structures ont été créées pour répondre aux exigences. Il s’agit de l’institut national de la prévention des risques professionnels (INPRP) dont la principale mission est celle de la formation professionnelle spécialisée, chargé d’instaurer des règles de sécurité et d’améliorer les conditions de travail au sein des entreprises. Il y a , aussi, l’organisme de prévention des risques professionnels dans les activités du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique (OPREBATPH), organe spécialisé en matière d’hygiène et de sécurité dans les activités du bâtiment participant à travers ses recommandations à éviter les  accidents du travail dans le secteur de la construction. Face à l’inquiétante situation à risques où des jeunes et moins jeunes travailleurs sont exposés à des dangers dans l’exercice de leurs métiers, des intervenants versés dans le domaine, indiquent que des actions de sensibilisation ciblant les travailleurs manuels à titre prioritaire, sont utiles pour une réduction progressive du nombre de personnes victimes des accidents de travail.

Nasreddine Bakha

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