Déficit hydrique

Inquiétude grandissante des agriculteurs

12 Mar 2018
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Des centaines d’agriculteurs  activant dans la région, tels que ceux vivant à Boulhilet, Barika, Sefiane, Boumegeur, Taxlent, Gosbat, Sériana et Maafa entre autres, éprouvent des difficultés énormes à irriguer leurs champs et leurs vergers en raison de la baisse importante du niveau des eaux souterraines et de l’assèchement de leurs puits agricoles. Et c’est en ce sens que bon nombre d’entre aux, ont demandé des autorisations de forage. Répondant aux inquiétudes exprimées par les revendicateurs, les services de la direction des ressources en eau de la wilaya de Batna, indiquent qu’il y a des possibilités à répondre favorablement aux requêtes à condition que les fellahs se regroupent et formulent des demandes collectives de réalisation et d’exploitation en groupe d’un puits dans chaque zone accusant un déficit hydrique. Dans les environs de la localité d’Ouyoune El Assafir, à l’Est de Batna, des propriétaires de vergers réclament une alimentation en eau agricole à partir du barrage de Koudiet Lemdouar. Cette alternative pourrait être à l’avenir prise en compte avec l’aval des planificateurs des secteurs de l’agriculture et de l’hydraulique. En attendant, des solutions intermédiaires s’imposent. Le constat qui ressort à ce sujet à trait que la surexploitation de la nappe phréatique, le gaspillage des eaux et la sécheresse s’affichent comme étant les principaux facteurs ayant favorisé la chute considérable de la nappe phréatique chute dans la région des Aurès. Définie comme étant réservoir naturel d’eau se trouvant à diverses profondeurs sous terre, la nappe phréatique est destinée, en général, à approvisionner les réseaux de distribution d’eau potable et à irriguer les plantes. Pour le cas de Batna, il y a un grand problème, du fait que le pompage de cette eau, s’effectue non seulement par l’intermédiaire de châteaux d’eau, de puits collectifs et de forages autorisés mais aussi et surtout par des centaines de forages illicites dont certains sont d’une très grande profondeur en plus d’au moins 20.000 puits individuels implantés en milieu rural, semi-rural et urbain. L’eau souterraine, manque de plus en plus et tout est vérifiable sur les bases que les agriculteurs doivent creuser au moins 10 mètres supplémentaires dans des puits, déjà, très profonds pour pouvoir pomper le précieux liquide. L’autre aspect à prendre en considération réside dans le fait, que dans la wilaya de Batna, la consommation de l’eau fait peu l’objet d’une économie avec en plus l’irrigation anarchique des champs agricoles et des milliers de fuites d’eau potable, occasionnées par la vétusté des canalisations et les piquages illicites. Dans le cadre de l’exploitation des retenues d’eau, autrement dit en matière de ressources d’eau superficielle, le constat est amer. Ainsi, des études font note que plus de 60 % de ce potentiel sont déversés dans la nature.

Nasreddine Bakha

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