Face à un malaise persistant

Appel à un dialogue à l’université

25 Fév 2019
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Face au malaise dont souffre l’université, le wali de Batna, M. Saïouda, est récemment intervenu en organisant une rencontre avec les représentants des organisations estudiantines activant dans la région des Aurès. Dans son intervention, le chef de l‘exécutif a indiqué que les préoccupations et les problèmes exposés par les étudiants, seront pris en charge, tout en insistant sur le fait que la stabilité et la sécurité sont vitaux pour assurer un bon fonctionnement des pôles universitaires, dont l’une des missions est d’œuvrer pour les valeurs universelles. Un appel au dialogue constructif a été, en outre lancé à l’intention de l’ensemble de la famille universitaire englobant étudiants, enseignants, administrateurs et syndicalistes, afin d’éviter tout comportement inadapté touchant aux fondements de bases de la vie commune. Récemment des enseignants universitaires, se sont plaints des pressions exercées contre eux par des éléments des soi-disant représentants d’étudiants et ont dénoncé le chantage, les insultes et les menaces pour les notes. Des grèves à chaque instant, des comportements provocateurs au sein des campus, sont enregistrés à divers niveaux. Le merveilleux village universitaire de Fesdis, ayant coûté des centaines et des centaines de milliards, est un exemple vivant de l’effort effectué par l’état pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études dans un environnement moderne et un espace de grande valeur. Mais, la mentalité de certains étudiants ne suit pas à tel point que des rixes de combats transforment parfois ces lieux du savoir en une arène d’un autre âge. Les encadreurs et les véritables étudiants ne se retrouvent plus face à des situations difficiles à vivre où des grévistes leur ferment les portes d’accès à l’université. Il y a eu des grèves à cause de « la bouffe », du chauffage, des notes, du transport, contre l’administration et contre des mesures prises en matière sécuritaire entre autres. On a l’impression que certains groupes d’étudiants, presque toujours les mêmes, cherchent la moindre faille pour arrêter les cours, essayent de créer des tensions afin de déstabiliser les choses et d’avoir leurs diplômes dans des conditions particulières car ils savent que si tout marche convenablement il leur est difficile de passer de palier à palier. Les insuffisances dans les structures universitaires existent mais les revendications sont souvent formulées sous forme de listes difficiles à être, sans exception, satisfaites dans un temps record. Confronté à des grèves répétitives, un ancien recteur parle : « On ne discute pas avec des gens qui ferment les portes de l’université pour revendiquer une chose. Les revendications sont un droit, mais elles doivent être entreprises d’une manière civilisée loin des intérêts personnels, avec l’octroi d’un peu de temps pour régler les problèmes qui se posent.  ». 

Nasreddine Bakha

Dernière modification le dimanche, 24 février 2019 20:45
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