Environnement

Des problèmes écologiques persistants

07 Mar 2019
237 fois

Des problèmes écologiques divers, se posent à Batna-ville, qui a connu durant les dernières années une certaine expansion s’illustrant entre autres, par la construction de nouveaux sites et une impressionnante augmentation du nombre de véhicules qui atteint, aujourd’hui, plus de 180.000 unités sans compter des centaines d’autres de passage dans la contrée à titre quotidien. Des études établies font état que la ville en question fait face à l’émanation de gaz d’une teneur en dioxyde de souffre évaluée à 200 tonnes par an. L’un des espaces qui souffre le plus en matière de pollution atmosphérique, est le centre de la wilaya de Batna, qui vit dans un environnement étouffant causé par au moins 16 carrières d’agrégats implantées tout au long de l’axe routier menant de Batna-ville jusqu’à la localité d’Aïn Touta où on note la présence d’une grande cimenterie dans ses environs. Les choses semblent prendre une tournure de plus en plus dramatique  puisque bon nombre d’habitants de la zone située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Batna, souffrent, désormais, de problèmes respiratoires à cause de l’inhalation constante de particules poussiéreuses. Les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer et expriment leur ras-le-bol d’une vie étouffante à tous points de vue. Le problème de la pollution atmosphérique dont souffre la région centrale de la wilaya de Batna, avec ses habitants, ses plantes, ses animaux et ses terres agricoles, ne date pas d’hier mais aujourd’hui la sonnette d’alarme est plus que jamais activée. Récemment, des habitants de Mechta Guedjati, une des 12 localités relevant de la commune de Oued Chaâba, située entre  Batna et Aïn Touta, se sont plaints de l’utilisation des explosifs dans les carrières pour l’extraction du sable. De fortes détonations ont provoqué, selon eux, des fissures à bon nombre de maisons tout en troublant la quiétude de nombreux foyers avec leurs enfants et personnes âgées. L’autre aspect environnemental négatif vécu est celui de la pollution des eaux par le déversement d’importantes quantités de déchets liquides toxiques et contaminés au niveau des cours d’eau. Nous avons l’exemple de Oued Gourzi, traversant Batna et qui subit constamment une contamination latente. Les déchets liquides industriels provenant des fabriques, des usines et des stations lavage ainsi que les produits phytosanitaires et les désherbants agricoles, ont, par prolongements directs, un impact négatif sur les eaux superficielles et les eaux souterraines, tout comme ils portent atteinte à la faune et à la flore. La station de traitement et d’épuration des eaux usées (Step) de Batna, demeure au retrait car elle n’est pas dotée d’équipements spéciaux pour le traitement des polluants tels les produits toxiques rejetés par les stations de lavage et des unités industrielles. 

N. B

Évaluer cet élément
(1 Vote)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85