Santé

Les sages-femmes face à de multiples pressions 

06 Mai 2019
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Célébrée, hier 5 mai 2019, sous le thème : «  Les sages-femmes : défenderesses des droits des femmes. », la journée internationale de la sage-femme, a été marquée par l’organisation à Batna, par des communications scientifiques, une exposition artistique et des honneurs réservés aux sages femme retraitées et à celles toujours en service.  Le tout illustrant le rôle vital joué par celles qui veillent à ce que les mamans et leurs nouveaux- nés traversent en toute sécurité la période de la grossesse et de l’accouchement. Une représentante locale du syndicat national des sages-femmes algériennes, insiste sur le fait que dans le milieu sensible de la prise en charge des femmes en phase d’accoucher, une énorme pression est exercée sur les sages-femmes en raison du manque de personnel et du nombre en perpétuelle croissance des parturientes qui affluent chaque jour vers les la maternité Meriem Bouatoura dans la ville de Batna. Tout en mettant en évidence la nécessité d’améliorer les conditions du travail des sages-femmes en les dispensant des opérations de vaccin pour qu’elles aient le temps de s’occuper des parturientes, de les conseiller et de suivre l’évolution de leur état dans une tâche qui se prolonge jusqu’à la naissance du bébé. Pas moins de 120 sages-femmes sont actuellement en phase de formation au niveau de l’institut national de formation supérieure paramédicale (INFSPM) de Batna, pour renforcer les potentialités de la région des Aurès et d‘autres régions, en matière de prise en charge, mais ce nombre de futures pratiquantes est jugé insuffisant du fait que les besoins affichés sont conséquents et que le quota réservé à chaque wilaya ne dépasse pas la dizaine. Au manque de sages-femmes, s’ajoute le manque de gynécologues, ce qui constitue un véritable handicap. C’est dans la zone montagneuse des Aurès, dans les environs d’Arris, Inoughisen, Ichmoul, T’kout, Ghassira, Kimmel, et Menaa ainsi que dans les régions reculées telles que M’Doukel, Ouled Ammar, Lemcen, Ouled Sellam entre autres, que le problème de la prise en charge des parturientes, se pose le plus. Les choses se gâtent pour un accouchement quand les choses se déroulent de nuit surtout pour les familles démunies habitant en zone reculée et ne possédant pas de véhicules. Pour répondre au besoin, des accoucheuses traditionnelles, sont sollicitées afin d’assister à domicile des femmes en phase d’accoucher. Activant en milieu ouvert et suivant des techniques traditionnelles, ces accoucheuses traditionnelles, aujourd’hui d’un nombre assez réduit méritent de la considération puisqu’elles rendent de grands services aux foyers ruraux situés dans des zones enclavées. Parmi les plus illustres accoucheuses, on relève, Hadda Benatir, ayant vécu à N’gaous et qui a durant 30 ans, assisté plus de 400 femmes à mettre au monde leurs petits à domicile. Il y a d’autres femmes dans la région Est du pays, qui ont tout donné à leur communauté et chacun leur doit quelque chose. C’est le cas de Sekoura Berkani, une autre accoucheuse traditionnelle d’Aïn M’lila, morte il y a quelques années de cela, après avoir aidé des centaines et des centaines de femmes à accoucher à domicile. Sekoura était aussi phytothérapeute puisqu’elle soignait grâce à des plantes médicinales des malades et pratiquait même des séances efficaces de soins et de réadaptation.  

Nasreddine Bakha

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