Changement de fusible

21 Mar 2017
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Sonatrach, communément qualifiée d’Etat dans l’Etat, change de tête. Son désormais ex- PDG est curieusement limogé, une journée  après une sortie d’inspection en rapport avec l’exécution d’un contrat de partenariat avec l’ENI portant sur les centrales solaires au profit des champs pétroliers et gaziers ,un consortium italien  notoirement connu pour son implication dans le scandale ayant éclaboussé Sonatrach sous chekib Khelil. Il est vrai que les voies de Sonatrach  sont impénétrables et l’intérêt  que portent  les pouvoirs publics à cette entreprise est d’autant plus grand que Sonatrach gère la rente nourricière des Algériens depuis l’indépendance du pays. Que les gouvernants procèdent au « changement du fusible » au moment jugé opportun est pour le moins compréhensible. Ce qui l’est moins , c’est la nomination à la tête de l’entreprise qui donne son sens véritable à la notion de souveraineté nationale, qui plus est ,  au moment où l’on célèbre la fête de la Victoire  d’un  cadre jugé et condamné  pour espionnage et connu aussi pour sa proximité avec l’ancien ministre de l’énergie , Chekib Khelil , dont le nom est intimement lié au scandale de Sonatrach 1et les affaires de corruption avec l’ENI. Par cette nomination, le nouveau PDG de SONATRACH vient-il d’être réhabilité et rétabli dans ses droits ? Mazouzi est-il remercié pour ne pas avoir satisfait à l’obligation de résultats ?  Les réponses à ces interrogations restent ouvertes d’autant plus que les nominations à certains postes et à un certain niveau de la hiérarchie de l’Etat n’ont  jamais obéit à la logique, si logique il y a en ce domaine. Toujours est –il que la venue d’Abdelmoumen Ould Kaddour,  invité par Bouterfa "à faire preuve d'un engagement sans faille pour préserver les intérêts de Sonatrach et à faire évoluer les pratiques managériales et productives pour rendre la compagnie capable de s’adapter aux changements de son environnement" détourne quelque  peu l’attention de l’opinion publique braquée sur ce qui se trame en cette période préélectorale sur la scène nationale, notamment l’usage de ce qu’on appelle désormais la « chkara » dans la vie politique , autrement dit sur  les tentatives  d’accaparement des centres de décisions par le pouvoir de l’argent !    

 

Saïd Lamari 

 

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