Les mises au point de Sellal

08 Avr 2017
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Abdelmalek Sellal a profité de la présence de la presse française qui accompagnait dans sa visite, le premier ministre Bernard Caseneuve, pour délivrer des messages politiques. Au sujet des processus de prise de décision politique, sur fond des récurrentes supputations des média français, quant à l’incapacité du président Bouteflika, Sellal fait observer que l’Algérie est bien dirigée par le président Abdelaziz Bouteflika. «Je ne fais rien et je ne décide rien sans le lui demander», a-t-il affirmé. M. Sellal a également précisé que le pays a ses institutions avec un Parlement qui fonctionne, rappelant que le 4 mai prochain auront lieu les élections législatives pour le renouvellement de la composante de l’Assemblée. A travers cette mise au point, le premier ministre met en évidence la stabilité du pays, dans un environnement régional en pleine turbulence politico-sécuritaire, conséquence d’un « Printemps arabe dévastateur » Cette stabilité est en relation avec l’institution militaire. «Nous avons une Armée qui est debout, garante de la sécurité du pays, et qui combattra le terrorisme jusqu’à son éradication définitive», a poursuivi le premier ministre qui envoie ainsi un signal fort quant à la puissance de l’Algérie à avoir un partenariat de qualité au plan sécuritaire avec l’Europe. Toujours sur le registre de la stabilité, Sellal s’est permis d’ironiser sur les think tank qui prédisaient une explosion sociale de l’Algérie, conséquence de la contagion de ce fameux printemps arabe et de la crise économique. «Nous sommes un pays stable qui avance correctement et nous avons réussi à préserver la stabilité, du pays, alors que nous avons plusieurs frontières au rouge», a-t-il fait remarquer. Interrogé par un journaliste français pour lui demander quel est  le candidat préféré de l’Algérie pour l’élection présidentielle en France.  L’Algérie «conformément à ses principes, ne s’interfère jamais dans les affaires internes des autres pays, dit-il, ça été toujours notre politique. On n’aime pas nous immiscer dans les affaires des autres pays», a-t-il dit, ajoutant, concernant l’élection présidentielle française, que l’Algérie «a toujours travaillé avec celui que le peuple français désigne» comme étant son président. «L’essentiel est d’améliorer les relations entre les deux pays quel que soit le président élu même si on souhaite celui qui est le plus proche de nous», a-t-il poursuivi. Cela dit, Sellal admet que les élections présidentielles en France suscitent l’intérêt des Algériens, en raison explique-t-il « de la densité des relations entre les deux pays, de la présence en France d’une forte communauté d’Algériens qui représentent un enjeu électoral ». La question de la mémoire, éternelle pomme de discorde, s’est encore invitée. Sauf que pour le coup, le Premier ministre a déclaré : «Des gestes symboliques de part et d’autre ont permis une décrispation certaine» et «ouvert la voie à la mise en place de mécanismes de travail adéquats susceptibles de prendre en charge efficacement les questions sensibles»  Cette visite du PM français, qui quitte Alger sans voir le président Bouteflika,  aura encore été une étape sur la voie de ce fameux « partenariat d’exception»

 H. Khélifi

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