Spéculations

08 Mai 2017
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Les élections législatives relèvent du passé récent quand bien même la colère des perdants gronde encore. En attendant le quitus du Conseil constitutionnel, une formalité d’usage, les regards sont d’ores et déjà braqués sur la formation du futur gouvernement. Les commentaires et autres spéculations vont bon train. Sellal succèdera-t-il à Sellal ? Difficile à dire même si cette situation n’est pas inédite. L’on a vu Ouyahia et Belkhadem, les ex- alliés, autour du programme présidentiel, se relayer, mandature après mandature, mais on a aussi vu Ouyahia succéder à Ouyahia pour parachever ledit programme présidentiel. « L’homme du consensus » sera certainement puisé dans la majorité émergeante du scrutin du 4 mai, mais, ce ne sera pas chose aisée, si l’on devait faire sauter le fusible Sellal, le FLN n’ayant plus les coudées franches dans la désignation du remplaçant du Premier ministre, le RND, au regard de sa performance électorale, aura son mot à dire, sinon pèsera de tout son poids, sur le « renouvellement » de la composante du sérail, comme dans la conduite des stratégies du gouvernement. Les stratégies politiques et économiques de Sellal et d’Ouyahia ne se rencontrent pas forcément. Et s’il est difficile de parier sur des noms, il est par contre aisé de dire que des hommes à même de donner à l’action de l’Etat l’ingrédient cher à Ouyahia , le nationalisme économique, intègreront le futur gouvernement. Cela est d’autant plus plausible que la conjoncture difficile que traverse l’économie nationale commande une politique économique efficiente qui puisse annihiler les effets pervers d’une crise qui risquerait d’être durable. L’éventualité d’un gouvernement à l’image de l’Assemblée nationale, mosaïque, issue des législatives de jeudi dernier n’est pas aussi à écarter. L’ex- schéma dominé par l’ex- coalition FLN –RND-MSP pourrait être reconduit et peut-être élargi aux souteneurs inconditionnels de Bouteflika, c'est-à-dire TAJ de Amar Ghoul et MPA de Amara Benyounès, et ce dans un souci d’équilibre des forces qui permettrait au FLN, en perte de vitesse, s’il en est, de conserver un certain pouvoir de décision. Ould Abbès ayant la latitude de façonner les alliances qui lui seraient plutôt favorables. D’aucuns avancent les noms de Bedoui et de Tebboune au poste de chef de gouvernement. L’éventualité tient aussi la route quand on sait que le chef de l’Etat a toujours essayé de conférer un cachet de neutralité à l’acte de nomination du premier responsable de l’exécutif. Mais ce ne sont là que des spéculations. Le dernier mot reviendra au Président qui peut reconduire Sellal pour la troisième fois en mettant en avant l’argument de la stabilité et surtout des équilibres politiques en Algérie.

 Saïd Lamari 

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