Quand Lamamra fait scintiller la vitrine

09 Mai 2017
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A entendre notre ministre des Affaires étrangères, l’Algérie serait un modèle de pratique démocratique. Hier, dans sa déclaration introductive à la 27e session du mécanisme d’examen par les pairs du Conseil des droits de l’Homme à Genève, avec un sens de la formule remarquable Ramtane Lamamra a expliqué que la démocratie en Algérie «n’est ni un slogan de campagne ni un caprice d’intellectuels» A l’appui de son assertion, un peu forte de café, faut-il l’écrire, il invoque la tenue des élections nationales et locales à intervalles réguliers « La démocratisation en Algérie n’est ni un slogan de campagne, ni un caprice d’intellectuels. La tenue régulière et dans les délais fixés d’élections libres et transparentes, la diversité de la composante du Parlement où sont représentés 36 partis et une vingtaine d’indépendants, le fonctionnement démocratique des institutions, le foisonnement de l’expression libre des opinions, le développement prodigieux du mouvement associatif sont la parfaite démonstration du pluralisme en l’Algérie», a-t-il expliqué. Ces propos du chef de la diplomatie, qui interviennent à quatre jours à peine après les élections législatives, jurent radicalement avec la grogne des partis d’oppositions qui dénoncent la fraude au cours de cette consultation. « l’instance de Abdelwahab Derbal n’a été ni haute ni indépendante », a ironisé dimanche Sofiane Djilali, lors d’un point de presse. Lamamra cite également, en prolongement de son argumentaire les libertés syndicales qui , explique-t-il, sont exercées par 65 organisations et la tripartite, qui a tenu 20 rounds depuis son institution. Cette tripartite selon lui, a été l’occasion pour le patronat, les syndicats et le gouvernement d’examiner et de convenir de formules consensuelles pour préserver l’emploi, renforcer la protection sociale et améliorer la compétitivité, en somme favoriser le dialogue social. Lamamra parle aussi de libertés de réunion et de manifestation qui ne sont pas selon lui que des événements sporadiques pour les partis, les associations ou les syndicats. Il s’agit d’une activité régulière qui reflète la vitalité de la vie démocratique, ajoute encore Lamamra qui affirme que toutes les régions d’Algérie connaissent une intense activité qui vise à mobiliser les militants ou les sympathisants autour de programmes et d’idées qu’ils partagent en commun. Quant aux manifestations publiques à Alger, le ministre fait valoir les raisons d’ordre sécuritaires pour justifier leur interdiction par l’Administration. C’est un cas exceptionnel, dit-il. «L’Etat ne peut, en sa qualité de responsable de l’ordre et de la sécurité publics, se risquer à les autoriser lorsqu’il est avéré que leurs organisateurs ne remplissent pas les conditions qui concourent à leur déroulement pacifique et sans porter préjudice aux biens des personnes ou être la cible de visées terroristes», cherche à convaincre le ministre d’Etat, faisant constater que les «tristes nouvelles que rapportent régulièrement les médias à travers le monde soulignent la pertinence de notre démarche»

H.khélifi

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