Excuses ?

10 Mai 2017
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Faut-il assimiler la bourde diplomatique commise par le ministre tunisien  des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, à une volonté délibérée  de nuire à l’Algérie ? Si tel était le cas, qu’est-ce qui motiverait pareille « manœuvre » ? Toujours est-il que « l’anecdote », de mauvais goût du reste, relève de l’irresponsabilité pure et simple d’autant plus qu’elle est attentatoire et  émane  d’un ministre censé se conformer aux règles de bienséance, qui plus est, s’exprimait en terre étrangère. Preuve en est, l’affaire  en est arrivée à la convocation de l’ambassadeur tunisien et a été à l’origine d’un appel téléphonique à un niveau élevé de la hiérarchie  des deux Etats.  Sellal et son homologue Youssef Chahed, qui ont discuté d’élections législatives, pour les besoins des formalités diplomatiques, ont tenté autant que faire se peut « circonscrire » le dérapage de Mouakher et éviter que les relations qu’entretiennent l’Algérie et la Tunisie restent « indifférentes »  vis-à-vis d’un ministre qui étale ses fantasmes et fait l’intéressant dans des assemblées pour le moins sérieuses. Et que valent  les excuses qu’il a été forcé de formuler  maintenant que la balle est bien partie ?  «Je n’avais aucunement l’intention de nuire à l’image de l’Algérie et de la Libye avec lesquelles la Tunisie entretient des relations profondes et  historiques qui dépassent ma personne et concernent les peuples de ces  trois pays», a déclaré M. Mouakher et d’ajouter  «Je présente mes sincères excuses si mes déclarations, involontaires, ont  porté préjudice, directement ou indirectement aux Algériens et aux Libyens  frères ». Pour rappel, le ministère des AE a convoqué  l’ambassadeur de Tunisie à Alger, Abdelmadjid El  Ferchichi pour lui demander des clarifications  à ce sujet. L’ambassadeur a été « instruit » que les propos attentatoires à l’Algérie ont interpellé autant les citoyens que les gouvernants. En fait, l’auteur de la bourde n’ a pas intrigué les Algériens , seulement. Dans son pays, en Tunisie, il a essuyé les critiques les plus acerbes et suscité l’indignation des Tunisiens, population et politiques.  «La profondeur de ces relations est plus importante que de telles  déclarations contraires aux réalités de la géographie, de l’histoire et l’avenir commun», a relevé le parti Annahda. Ainsi dévoyé par tout le monde, la démission de Mouakher de son poste de ministre resterait une porte de sortie… « honorable » si l’on veut.   

 Saïd Lamari 

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