Tractations

11 Mai 2017
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Les tractations pour la formation du prochain gouvernement ont commencé. L’offre faite, hier, au MSP par Bouteflika, via Sellal, dénote, à un premier niveau de lecture de l’information répercutée en temps réel par le président du mouvement, une volonté ferme du Président de mettre la touche marquante, sinon son empreinte, dans la composition de l’équipe gouvernementale. En puisant bien sûr dans l’échiquier né de l’après 4 mai. Le chef de l’Etat, soucieux plutôt de la stabilité, semble ainsi avoir confié à Sellal la mission de former le gouvernement. Bouteflika dont le mandat expire en 2019 doit concilier entre les exigences du nouveau rapport de forces et les défis qu’impose la conjoncture de crise économique accouplée à l’impératif de réformes politiques à parachever. Mettre en œuvre le nouveau modèle économique et préparer, dans le même temps, l’après Bouteflika sont autant de projets à inscrire parmi les priorités immédiates. Certes, le FLN et le RND, qui, alliés forment la majorité de l’Assemblée en déficit de légitimité, ont leur mot à dire quant à placer « les leurs  », mais le chef de l’Etat entend aussi exercer ses prérogatives entières, du moins, en fonction de ce que permettent les équilibres en place. L’invitation du MSP à intégrer le gouvernement s’insère dans cette logique. Le mouvement, s’il faut le rappeler, est un ex- allié du FLN et RND autour du programme du Président. Il n’a jamais caché ses ambitions de conforter ses assises au sein du sérail en tant que «  représentant » des activistes islamistes. Leur choix est tout indiqué à moins que les radicaux n’entendent pas l’appel de Soltani, qui avoue que le fait d’avoir quitté le gouvernement a été une erreur stratégique. Quand bien même le choix portera sur un gouvernement mosaïque à l’image de l’Assemblée, les grands absents seront les partis dits démocrates, laminés lors des dernières législatives. Les partis, souteneurs, par vocation sont un gisement de rechange. A l’image du MPA. L’appel au parti de Sahli Belgacem, l’ANR, qui a déjà « fréquenté » le pouvoir n’est pas aussi à écarter. L’inconnue demeure TAJ qui risque de payer les frais des scandales qui ont éclaboussé le ministère dont son président était le responsable.

Saïd Lamari 

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