Génération

23 Mai 2017
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C’est aujourd’hui que l’APN, version 7ème législature, sera installée dans le cadre d’une cérémonie protocolaire définie dans l’article 2 du règlement intérieur. Le moment fort de cette cérémonie sera sans doute l’élection, ou plutôt la confirmation de l’élection au perchoir de Said Bouhadja, préempté dimanche par le FLN qui, pour le coup, peut compter aussi sur l’appui de RND et d’autres partis politiques et élus indépendants. Pas de surprise à ce niveau donc même, puisque l’information a été éventée dans la presse. Mais une chose est sûre : l’installation au perchoir de Said Bouhadja est un très mauvais signal envoyé aux Algériens par ceux qui ont décidé de ce choix. C’est un pur apparatchik du FLN qui a su survivre à toutes les tempêtes ayant emporté bien des SG, depuis Mehri en passant par Benhamouda, Benflis, Belkhadem, Sâdani. C’est la prime à la continuité synonyme d’inertie et d’immobilisme. Un choix d’homme qui vient totalement à contre –courant du discours de campagne du FLN. Un homme comme Tahar Khaoua ou encore Ferroukhi, tous deux universitaires et représentants de la seconde génération, seraient mieux accueillis par l’opinion. Ou pourquoi pas Mme Eddalia, la députée de Blida, dans la continuité de « la promotion du rôle politique de la femme algériennes », selon le discours officiel ? Au moment où la France 5ème puissance du monde se donne un jeune président de 39 ans, voilà que l’Algérie du pouvoir décide de mettre au perchoir de l’Assemblée un homme âgé de 78 ans. C’est à dire qu’il va finir son mandat à 83 ans, si Dieu lui prête vie. Quel paradoxe saisissant entre « une famille qui avance et une famille qui recule», selon la formule du défunt Tahar Djaout.. Avec le choix de Saïd Bouhadja, il y a fort à parier que parmi les citoyens qui ont voté le 4 mai dernier, nombre d’entre eux qui ont « mordu « au discours de campagne ont dû s’en mordre les doigts. Déjà frappée d’emblée par un déficit de légitimité, car élue à peine par 37 % des Algériens, cette nouvelle APN a raté assurément l’occasion de se mettre au diapason de son temps. Mais tout compte fait, qu’elle ne change ou pas, l’APN a toujours compté pour du beurre dans l’écriture du destin politique de l’Algérie, façonné dans des cercles de l’ombre. L’APN n’aura été et ne restera que cette vitrine en trompe-l’œil d’un pluralisme d’opérette.

 H.Khélifi.

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