Sous haute surveillance

10 Jui 2017
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C’est demain que les épreuves du baccalauréat  débuteront et qui verront les quelques 700.000 candidats se triturer les méninges pour espérer arracher le fameux sésame qui ouvre les portes de l’Université. A la veille de ce examen, ce sont tous les Algériens  et en particulier les parents des candidats qui retiennent leur souffle, en souvenir  du scandale des fuites de l’année dernière. Le scénario risque t-il de se reproduire ? En tous cas, la question est dans tout les consciences. A commencer par la première concernée Mme Benghebrit, même si elle s’est répandue en assurances. Hier encore sur les ondes de la radio, elle a indiqué que les centres où sont imprimées les épreuves sont placés sous vidéo surveillance. Les faits et gestes de tous  les personnels réquisitionnés pour la circonstance  sont enregistrés. Les enseignants qui ont participé aux choix des sujets seront mis en quarantaine durant toute la durée des compositions  avec rupture de tout contact avec l’extérieur. Mme Benghebrit a parlé également de « moyens techniques pointus » pour se prémunir contre des fuites de sujets sur les réseaux sociaux. Des brouilleurs seront installés  au niveau de tous les centres d’examens qui seront placés sous haute surveillance sécuritaire. Plus de 60.000 gendarmes et policiers sont mobilisés. L’Armée a mis au service du ministère de l’Education des avions pour l’acheminement des sujets vers des régions éloignées, notamment au Sud du pays. Interdiction aux candidats de prendre leur téléphone portable, les enseignants surveillants aussi. Au niveau du secrétariat, seul le directeur du centre est autorisé à faire usage de son téléphone. Tout membre du personnel du secrétariat surpris en train de prendre en photo les épreuves, même après avoir été distribuées aux candidats sera immédiatement exclu avec risque de poursuites. Par ailleurs, Mme Benghebrit dans un message vidéo a invité les candidats, à ne pas  prêter attention à ce qui se passe sur les réseaux sociaux et à se concentrer sur leurs révisions. En apparence, le dispositif est donc bien blindé. Pour autant, les craintes  ne sont-elles pas justifiées ? Quand on observe ce qui s’est passé pendant l’examen de sixième et du BEM, avec des sujets qui se sont retrouvés sur les réseaux sociaux quelques minutes après le début des épreuves, le doute persiste .Il est vrai que ce n’est pas à proprement parler de fuites. Reste à savoir si Facebook sera bloqué pendant la durée des examens ? Mme Houda Ferraoun avait exclu cette possibilité en raison des inconvénients de la mesure. Si avec un tel luxe de précautions et de mesures la fraude passera quand même, il faudra alors penser carrément à revoir  cet examen. En fait, comment les choses se passent-elles dans d’autres pays ?

H.Khélifi.

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