Quand Benghebrit tombe de très haut !

27 Jui 2017
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Quand le premier ministre annonçait à la tribune de l’APN la décision du président Bouteflika d’organiser une « session spéciale » du bac pour les candidats renvoyés pour cause de retard au centre d’examen, tout le monde applaudissait où presque. Benghebrit, la principale concernée, était restée de marbre et donnait l’impression d’être à la fois surprise est contrariée en même temps. C’est que le jour même elle a déclaré au journal El Bilad dans un long entretien qu’une session pour les exclus pour cause de retard était inconcevable. La ministre est allée même jusqu’ à suggérer aux parents des candidats de saisir la justice. Pour elle une telle session reviendrait tout simplement à remettre en cause le très lourd dispositif anti -fraude mis en place cette année et qui a permis, selon elle, un déroulement sans couacs des épreuves. Bien plus, une telle session remettrait en cause la crédibilité de l’examen, renchérit-elle. Une chose est sure, Bouteflika n’a pas associé Benghebrit à la décision. Elle n’a pas caché sa désapprobation en déclarant hier à la radio que « c’est bien d’organiser une session spéciale, mais c’est difficile, il va falloir remobiliser tout le monde ». La décision du président Bouteflika peut se décliner comme un désaveu à sa ministre, si on veut la regarder du mauvais bout de la lorgnette, mais on peut aussi la considérer comme un geste à la fois de générosité et de sagesse du président Bouteflika. Et c’est précisément cet argument que Tebboune a fait valoir, en expliquant que le chef de l’Etat « a entendu les doléances des parents d'élèves et il a ordonné au Gouvernement de préparer une session spéciale pour ces retardataires. » Mais comme a tenu à le préciser encore Tebboune, il ne  s’agit pas d’une « nouvelle session de l’examen », mais d’une « session spéciale » uniquement réservée aux candidats interdits d’accès à la salle d’examen après être arrivés en retard. La nuance du premier ministre est de taille, en ce sens que cette session ne sera ouverte que pour les candidats dont l’absence est dûment constatée par PV et pas d’autres, notamment ceux qui ne se sont présentés à aucune épreuve et qui sont de facto non concernés. Toute la question est de savoir combien sont-ils, ces candidats renvoyés. Il y a plusieurs chiffres. Nédjadi Messeguem, l’inspecteur général du ministère de l’éducation a avancé le chiffre de 7.000 à l’échelle nationale. La ministre pour sa part avait parlé de 10.000, avec ce souci de minimiser le phénomène pour ne pas amoindrir le Bac. Mais dans la soirée de vendredi dernier, Benghebrit a confié à des députés que le nombre avoisinerait les 103.000, alors que Tebboune indique « un millier et quelques » Encore une fois, la rigueur des chiffres n’est pas le souci de nos responsables. Et maintenant que la décision est actée et annoncée, tout le poids repose sur Benghebrit qui doit remobiliser le personnel et mettre en place une nouvelle logistique pour que l’examen soit organisé dans les plus brefs délais. Car il s’agit aussi d’une course contre la montre.

 H.Khelifi.  

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