Dans l’attente du feu vert

17 Juil 2017
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Abdelmadjid Tebboune est au four et au moulin. Alors que plusieurs dossiers sont sur le feu, en prévision de la réunion avec les walis, il a annoncé samedi l’ouverture du dialogue avec les partenaires sociaux et politiques. Le projet est dans les tuyaux et attend juste le feu vert du président Bouteflika qui doit donner son onction à la démarche. Juste après, le Gouvernement contactera les différentes parties représentées en l'occurrence "les partis représentés à l'Assemblée populaire nationale (APN), au Conseil de la nation et le mouvement associatif", expliqué Tebboune qui assure que "toutes les parties seront présentes pour émettre leurs avis à la faveur d'une conférence ouverte qui sera une occasion pour exprimer les différents avis".  Ce dialogue entre partenaires politiques et syndicaux, sera couronné par un rapport global qui servira de cadre pour les experts qui doivent le traduire en mesures techniques pour guider cette fameuse transition économique qui reste pour le moment une vaine annonce. En fait, l’annonce de dialogue politique et social constitue un des marqueurs de la politique que le nouveau gouvernement entend conduire.C’est devant les parlementaires, lors de la présentation de sa Déclaration de politique générals, qu’il en avait fait la révélation.  "le gouvernement s'attèlera à l'ouverture de canaux du dialogue et de concertation avec toutes les composantes du tissus national, qu'elles soient politiques, syndicales, académiques ou associatives pour expliquer la démarche de l'exécutif, obtenir la confiance et l'adhésion de toutes les catégories du peuple", dira-t-il, non sans ajouter    que le gouvernement "s'éloignera des polémiques stériles pour focaliser son effort collectif sur la réalisation de sa mission en faisant prévaloir la stabilité du pays et la cohésion sociale au- dessus de toute autre considération". Tebboune veut bien et tient même à ce consensus, sachant que l’ampleur de la crise économique et politique passe par une large adhésion politique et syndicale qui va au-delà de la représentation officielle(parlement et UGTA ». Un parti comme le PT ne semble pas voir d’inconvénients à participer à ce dialogue. Mais pour vendre sa vision des choses, c’est-à-dire pas touche, aux transferts sociaux, mais chercher l’argent ou il se trouve, c’est à dire chez les détenteurs des « fonds pourris » de l’informel. Une piste de travail qui n’est pas celle du gouvernement qui veut raboter dans les subventions et les transferts sociaux de façon plus générale. Le MSP est d’accord pour le dialogue, mais il pose ses conditions qui sont à la fois politiques et économiques. Avec les réticences des partis d’oppositions et des syndicats autonomes, ce dialogue a toutes les chances de se transformer en monologue entre le pouvoir et ses satellites, dans la classe politique, les syndicats et la société civile.  

H.Khelifi.

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