Désescalade ordonnée !   

29 Juil 2017
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La semaine qui vient de s’écouler aura été synonyme d’une séquence de choc à la faveur du bras de ce   fer qui a opposé le Premier ministre au duo Ali Haddad et Madjid Sidi Saïd. Abdelmadjid Tebboune, fort de son annonce d’opérer la césure entre le monde des affaires et la politique a cru juste de s’en prendre à celui qui incarne actuellement ce mariage, à savoir Ali Haddad. Cela en l’assommant avec une cascade de mises en demeure concernant huit chantiers qui sont à la traîne, après l’avoir humilié en ne souhaitant pas sa présence à l’Ecole supérieure de la CNAS, samedi 15 juillet. Touché dans son égo hypertrophié, le patron de l’ETRHB orchestre la riposte avec une conférence, démonstration de muscles, à l’hôtel Aurassi . Le lendemain, des réponses aux mises en demeure où l’on voit clairement que l’entreprise de Haddad n’est pas dans ses torts et que c’est plutôt l’Etat, à travers les maitres d’ouvrages qui sont défaillants. Dans ce bras de fer, les observateurs de la scène politique ont flairé le parfum toxique de la guerre des clans au sommet de l’Etat. C’est l’axe Tebboune /El Gaid Salah contre l’axe Saïd Bouteflika, soutiennent mordicus ceux qui savent lire dans le marc de café. Vrai ou faux, toujours est-il que ce bras de fer semble avoir provoqué des irritations épidermiques dans les hautes sphères où l’on cherche à calmer les ardeurs des uns et des autres, considérant que le moment n’est pas encore propice à l’ouverture des hostilités entre les clans. D’où cette tripartite qui sonne comme un ordre de signer un cesse-le-feu immédiat. Dimanche, on verra probablement les trois, Tebboune, Sidi Said et Haddad, côte à côte, échangeant des « bousboussettes » pour faire croire que la brouille n’était qu’un nuage d’été. C’est que ce bras de fer et pour le moins mal tombé, car il intervient au moment où Tebboune attend le feu vert du président Bouteflika pour lancer son dialogue national. Avec des partis politiques d’opposition partagés entre le rejet de l’offre et la pose de conditions et des syndicats autonomes pour le moins méfiants, c’est loin d’être évident. Sur qui s’appuiera alors Tebboune pour conduire son dialogue national ? Ses partenaires historiques, à savoir le FCE, l’UGTA et les autres organisations de la société civile. Raison pour laquelle tout porte à croire que la hache de guerre sera provisoirement enterrée pour les besoins d’une trêve utile pour le système qui voudrait bien voir le gouvernement réussir son dialogue pour mette en application sa feuille de route. Histoire sans doute de pouvoir préparer dans la sérénité 2019 qui est en fait le véritable enjeu exprimé par cet affrontement entre Tebboune et Haddad. En quelque sorte un faux arrangement en attendant le vrai divorce.

H.Khelifi.

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