Agenda chargé

04 Sep 2017
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Après plus de deux mois de farniente, les députés et sénateurs vont reprendre, ce matin, le chemin des deux hémicycles. Ils vont ouvrir, pour la première fois, une session qui durera jusqu’au mois de juin prochain. L’agenda des parlementaires s’avère être beaucoup plus chargé qu’ils ne s’y attendaient. Alors qu’ils se préparaient notamment à étudier la Loi de finances 2018 et d’autres lois aussi importantes que celle liée au système de santé, les parlementaires ont été surpris, en pleines vacances, par un limogeage sans précédent de l’ancien Premier ministre. Pourtant, Abdelmadjid Tebboune venait à peine de présenter son plan d’action. Cela tombe à l’eau. Rebelote. La nomination de Ahmed Ouyahia a donc tout chamboulé. Le nouveau Premier ministre devra se plier à la nouvelle règle édictée par la constitution remaniée en 2016. Il va donc présenter, le 18 septembre prochain devant les députés d’abord avant d’aller au conseil de la Nation, les grands axes de ce que sera le « plan d’action » de son gouvernement dans l’année qui vient. Il s’agit entre autres d’expliquer aux représentants du peuple comment est-ce que les autorités du pays comptent trouver de nouvelles formes de financement susceptibles de faire face à la chute des prix du pétrole. Ahmed Ouyahia devra également annoncer des mesures audacieuses concernant le recadrage des subventions aux produits de large consommation. Le Premier ministre aura également la tâche de « rassurer » les Algériens et les opérateurs économiques sur les intentions de son gouvernement. Il s’agit notamment de montrer de « bonnes intentions » après la polémique qui a opposé l’ancien Premier ministre aux hommes d’affaires, dont le très puissant président du FCE, Ali Haddad. D’autres projets de lois seront également sur les tablettes des parlementaires. Il s’agit notamment de la Loi sanitaire qui a été ajournée à plusieurs reprises lors de la précédente législature. Présenté à l’époque par l’ancien ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, le projet de loi a finalement été retiré pour différentes raisons. A commencer par l’implication du ministre dans certains scandales dont l’affaire du complément alimentaire RHB. La révision du code communal et de wilaya figure également dans l’agenda du parlement. La loi qui régit les collectivités locales devra être revue de fond en comble et ne devra contenir qu’un seul texte. Cela se fera, en principe, avant les élections locales qui auront lieu le 23 novembre prochain. La loi permettra notamment aux collectivités locales, notamment les APC, d’avoir une plus grande marge de manœuvres pour l’exécution de leurs programmes de développement. Les maires devront également avoir plus de prérogatives. Il faut préciser que contrairement aux précédentes législatures où les parlementaires avaient droits à deux sessions dans l’année, les membres de l’APN et du Conseil de la nation devront siéger, dorénavant, en une seule session. Cette dernière s’ouvre en septembre et n’est close qu’en juin, selon les termes de la constitution revue en mars 2016.

Akli Ouali

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