Ébullition

23 Jan 2018
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L’année 2018 commence, pour le gouvernement, en dents de scie. Le mois de janvier aura été celui de la multiplication des manifestations et des mouvements de protestation de tous les corps de métiers. Médecins, enseignants, travailleurs d’Air Algérie ou syndicalistes de la SNVI ; les revendications sont différentes, mais les méthodes sont les mêmes. La protestation marque donc le rythme de l’Algérie de 2018. Aujourd’hui, les médecins résidents battront une nouvelle fois le pavé pour protester contre le non-aboutissement de leurs revendications. Le ministère de la Santé a beau avoir installé, dimanche dernier, une commission intersectorielle pour traiter du dossier, mais rien n’y fait. Les représentants du Camra (Collectif autonome des médecins résidents Algériens) ont déjà manifesté, hier, à Tizi-Ouzou. Ils estiment que les propositions du ministère de la Santé ne suffisent pas comme réponse à leurs doléances. Car, jusque-là, aucune des grandes revendications, à savoir la suppression du Service civil sous sa forme actuelle, ni le bénéfice de la dispense vis-à-vis du Service national, ne sont réglées. En plus des résidents, les praticiens spécialistes de la santé publique ont eux aussi menacé de débrayer à partir du 31 janvier prochain. Les adhérents du syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) réclament notamment une revalorisation salariale et de meilleures conditions de travail. Ils prêtent une oreille attentive à la tutelle qui doit également faire face au  débrayage du personnel paramédical. Les infirmiers et les aides-soignants boudent le travail dans les structures de la santé publique depuis plusieurs jours. Au menu de leurs revendications la revalorisation salariale mais également et surtout l’amélioration de leurs conditions de travail. Ce qui se matérialise notamment par le renforcement des effectifs et une meilleure formation pour ceux qui sont déjà en poste. En plus des métiers de la médecine, ce sont également les enseignants qui menacent, eux aussi, de faire recours à la grève. Les adhérents du CNAPESTE (Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et tertiaire de l’éducation nationale) indiquent vouloir entrer en grève à partir de la semaine prochaine. L’objectif étant de « soutenir » leurs collègues de Béjaïa et de Blida qui débrayent depuis plusieurs semaines. Les raisons de ces grèves sont notamment liées à des problèmes de gestion locale des conflits syndicaux. A tous ces corps de la Fonction publique qui font grève s’ajoute le débrayage, entamé hier, des personnels non commerciaux d’Air Algérie. Les stewards et hôtesses ont en effet déclenché un mouvement de grève pour protester contre la non-application d’un accord salarial signé avec la direction de la compagnie. Ces mouvements de protestation interviennent dans un moment précis : les mesures inclues dans la loi de finances ont poussé certains prix de produits et services à la hausse. Est-ce l’expression d’une colère sourde ?

Akli Ouali

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