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31 Jan 2018
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Le FMI s’intéresse de près au « mécontentement populaire qui bouillonne » dans la région du Moyen-Orient et du Maghreb. L’ébullition qui caractérise le front social au Maroc, en Algérie, en Tunisie et même au-delà est suivi avec une attention particulière par cette institution financière internationale qui ne va pas manquer de saisir tous ces événements pour faire pression sur les Etats concernés. Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international, ne l’a pas exprimé de cette façon, lors d’une conférence régionale organisée hier à Marrakech, au Maroc, mais ses propos entrent bel et bien dans cette stratégie propre au FMI. « Comment approfondir les réformes pour qu’elles profitent aux citoyens » ? Sa question dissimule mal le traitement que le FMI a toujours préconisé aux pays souffrant de problèmes économiques. Elle n’est pas sans ignorer que tous les pays auxquels le FMI a imposé sa thérapie n’en sont jamais sortis indemnes. « Il y a une pression sociale, des attentes et des aspirations, des pressions de la population », a renchéri le chef du gouvernement marocain Saadeddine El Othmani à l’ouverture de cette conférence qui réunit de hauts responsables politiques, des chefs d’entreprises, des jeunes et des représentants de la société civile de pays arabes.  « La population a des attentes pour des solutions immédiates, des besoins qu’il faut satisfaire immédiatement: au-delà des programmes à long terme, il faut des programmes d’urgence », a-t-il plaidé.    Le Maroc a connu ces derniers mois des mouvements de contestation sociale liée à des retards dans les programmes de développement, dans la région déshéritée du Rif (Nord) ou dans l’ancienne ville minière de Jerada (nord-est). Un rapport officiel publié en octobre avait fait état d’une persistance de la pauvreté dans le milieu rural et les zones enclavées.  Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed qui a fait face mi-janvier à une violente contestation sociale liée à la hausse de prix, a pour sa part souligné l’échec des « politiques uniquement basées sur le développement comptable qui ne prennent en compte que le Produit intérieur brut (PIB)  alors que le citoyen, lui, mesure le développement à son niveau de vie ».  « On met souvent l’accent sur la stabilité financière et monétaire au détriment évidemment de la dimension sociale », a-t-il insisté en saluant la récente initiative du FMI de diversifier ses indicateurs de mesures des politiques économiques. Pour le FMI, toutes ces questions d’ordre social sont de moindre importance par rapport à sa stratégie de mettre sous sa coupe des économies entières, en les contrôlant par le biais de programmes ultralibéraux au profit des oligarchies locales.

M.M

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