L’impasse

07 Fév 2018
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Le bras de fer syndicats/Ministère de l’Education, a pris hier une nouvelle tournure avec la sortie dans la rue des élèves à Blida pour réclamer leur « droit à la scolarité », après trois mois de rupture scolaire. Cette initiative, une première, est le fait de parents d’élèves excédés de voir les choses aller de mal en pis, alors que le temps passe et que les cours non faits s’accumulent.  Devant cette situation d’impasse, la fédération nationale des associations des parents d’élèves, présidée par Mme Djamila Khiar continue de se démener pour tenter d’en sortir. Ainsi a-t-elle annoncé   une rencontre nationale, les 7, 8 et 9 février à Mostaganem qui  regroupera tous les responsables locaux et régionaux de cette organisation.  Qualifiant de « dangereuse » la situation Mme Khiar, qui s’exprimait hier dans Algérie 1 a annoncé que sa fédération compte interpeller le premier magistrat du pays pour « déclarer l’éducation comme un secteur de souveraineté où les grèves seront désormais interdites »   Selon elle, la ministre a déjà été sollicitée par l’ensemble des fédérations des parents d’élèves pour trouver « un ancrage juridique, à l’interdiction des grèves »  Pour sa part , Mme Benghebrit, invitée hier au Forum de la radio nationale  n’y a pas été de main morte contre le CNAPESTE qu’elle accuse « d’ignorer jusqu’au B.A BA du code du travail » .Qu’elle accuse aussi de « pratiquer le mensonge et la désinformation ». Et pour finir, Benghebrit annonce que « des décisions de licenciements seront notifiés aux enseignants grévistes. Au passage, elle accuse les chefs des services , au niveau des directions de l’Education d’obéir à un « agenda syndical, loin de toute neutralité requise par leurs fonctions. Mais pour autant, la ministre laisse « ouvertes les portes du dialogue avec le CNAPESTE » sauf que ce dernier n’en a visiblement cure des menaces de licenciements brandies par la ministre. « Nous sommes pour un dialogue sérieux et responsable où les problèmes seront posés et les réponses apportées », réagit Messaoud Boudiba, interrogé par En Nahar TV. « Le sort des élèves est entre les mains de ceux qui ont un pouvoir de décisions, c’est-à-dire la ministre et pas les syndicats qui ne demandent qu’un minimum de conditions matérielles et morales » ajoute encore Boudiba dont les propos, et la fermeté ne laissent entrevoir aucune  désescalade. C’est même le contraire qui est à redouter avec les autres syndicats qui ont annoncé leur décision de prendre le train de la grève pour les journées du 20 et 21 février. Ces cinq syndicats (UNPEF, SNPEST, SNTE, CLA, SATEF) se sentent en effet doublés sur le terrain de la revendication par le CNAPESTE qui cherche à s’imposer comme le maitre absolu sur le terrain, au niveau du secteur de l’Education. Comme on peut le constater donc chacun des acteurs campe sur ses positions. D’où la question de se demander qu’attend le gouvernement pour mettre la main sur le dossier de l’éducation et celui de la santé, sachant que Benghebrit comme Hasbellaoui échouent visiblement à débloquer la situation qui devient bien préoccupante. Il est vrai que sa marge de manœuvre est étroite, étant dans l’impossibilité de répondre aux doléances d’ordre financier. Pourtant le moment viendra où il va falloir mettre en balance les revendications et le risque d’année blanche.

H.Khellifi 

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