Minimum syndical…

22 Fév 2018
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Les récents mouvements dits sociaux imposent de se pencher, fut-ce avec prudence, sur la politique revendicative des syndicats. Ça pompe l’air à l’actualité, depuis des mois. Il est dit que pour améliorer la qualité de l’air, deux poumons devraient fonctionner sans entraves.  Or, les secteurs de la Santé et celui de l’Education inspirent difficilement pour donner à respirer pleinement. Et, sans procès d’intention aucun, ce ne sont ni les patients, ni les collégiens et lycéens qui pourront deviner les maux qui minent ces pompes à air. En fait, ce sont les savoirs qui sont au centre du problème et, sauf à verser dans l’autoritarisme, beaucoup d’esprits nourris par la propagande mensongère, par la diabolisation devraient quitter la scène syndicale. Les idéaux de paix, de sérénité et de vivre ensemble se ramassant à la pelle, telles des feuilles mortes en automne, autant se remémorer les regrettés Aïssat Idir ou Abdelhak Benhamouda en bons samaritains du travailleur. Aujourd’hui, ça se plaint, ça geint de partout et ça craint pour les générations futures gagnées par l’immédiateté. Personne ne semble être content de sa condition sociale et, vouloir logement, emploi, dulcinée et grosse cylindrée, si affinités (…), s’apparente à un simple clic… De plus, pour faire ‘’bon citoyen’’, le logiciel à la mode est : haro sur toute décision  gouvernementale. Et avec la flopée de partis politiques, l’embarras est de choix pour être opposant de n’importe quoi ! Jamais à l’étroit dans leurs petits souliers, ces  politiciens, pour ne pas dire politicards, se vautrent à l’ombre d’un parti préfabriqué, d’une carte de visite à béquille ou d’une notoriété passéiste. Et leur futur n’est qu’imposture car il y a incompétence et carence de ce qui devrait, en principe, être leur carburant vital : la confrontation d’idées par le débat. Sauf quelques diatribes décochées ça et là, quelques fléchettes allusives et, la polémique fait recette, mais au ras des pâquerettes… Une polémique stérile qui a enfanté, au fil du temps, des représentations syndicales bien bancales. Rien, walou, nada, que des fossoyeurs du droit à la grève, sous les mirettes constitutionnelles. Ceux qui essayent, de temps à autre et notamment via la presse, de rehausser un tant soit peu le niveau intellectuel, de donner un sens à la responsabilité, à l’intérêt du pays, n’ont pour seul écho qu’un silence réducteur, une indifférence induite de mépris. Il est vrai que beaucoup ne disent rien. Mais, peut-on leur en vouloir et leur jeter la première pierre ?  En cette vaste et généreuse Algérie, il est un ‘’chacun pour soi et Dieu pour tous‘‘ qui risque de nous mener au pire. Des déserts médicaux au fin fond des douars, des collèges et lycées désertés par le savoir, aucun citoyen digne de ce nom n’en veut. Aussi, il est juste bon de se poser une question. Où est donc passé le sens du devoir d’antan ? A-t-il seulement conscience des dégâts qu’il a causés et de l’héritage explosif qu’il a laissé ? Le minimum syndical nous contraint à le dire…

 Mourad N     

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