FLN, la fin de la «récré»

13 Mar 2018
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Il semble bien que Djamel Ould Abbès ait fait trop de bruit s’agissant de la traduction en série des cadres du parti FLN devant la commission de discipline. Suffisamment en tout cas pour se faire rappeler à l’ordre «d’en haut» et l’inviter à stopper sa machine qui commence à faire grincer les dents. Alors que le sénateur Abdelwahab Benzaim, devait répondre aujourd’hui mardi de ses déclarations sur Benghebrit devant la commission de discipline, ce parti a fait savoir hier via un communiqué de ce tribunal interne du PFLN ne pourra pas se réunir en raison de l’absence du président, Amar El Ouazaani, «pour des raisons de santé». L’argument parait à priori bien spécieux. Comme par hasard, le président de la commission tombe malade à la veille de ce rendez-vous tant attendu surtout que le concerné, le sénateur Benzaim s’est largement épanché sur sa page Facebook accusant Ould Abbès d’adopter des méthodes anti démocratiques. Il lui a même conseillé de rentrer chez lui ! Sans doute que les tonitruantes sorties médiatiques du sénateur n’ont pas laissé indifférents ceux qui tirent les ficelles au sein de l’ex parti unique. Il faut dire que Djamel Ould Abbès a créé un climat de suspicion au sein du parti. En décidant pour la première fois dans l’histoire du parti, de traduire des élus nationaux devant la commission de discipline, il aura ordonné une sorte de chasse à l’homme. Une pratique Maccarthyste qui a provoqué un malaise au sein des structures dirigeantes du PFLN au point où des voix s’élèvent pour réclamer publiquement la tête d’Ould Abbès. Ceci d’autant plus que ce micmac intervient dans un contexte politique délicat. A quasiment une année de la présidentielle, le pouvoir n’a pas intérêt à ouvrir un front interne au sein d’un parti censé lui servir de béquille politique et de machine électorale. Tout porte à croire, en effet, que la fin de la recréation a été sifflée par les hautes autorités du pays pour qui la sérénité dans les rangs de ce parti est trop  précieuse. Le secrétaire Général, Djamel Ould Abbès, qui jouit  pourtant d’une assurance tous risques délivrée par  ceux qui l’ont propulsé  à ce poste, a été très loin cette fois dans cette affaire. C’est dire que ce report de la réunion de la commission de discipline pour cause de maladie à tout l’air d’un rétropédalage politique ordonné, pour éviter d’éventuels dérapages imprévisibles qui fausseraient les calculs. Et en bon soldat obéissant, Djamel Ould Abbès, n’hésitera pas à défendre dans quelques jours, l’honneur et l’engagement de ses contempteurs, pour justifier une autre décision de passer l’éponge. Et ça n’étonnera personne dès lors que le FLN est assimilé- à tort ou à raison- à l’Etat comme le réitère  avec volupté son Secrétaire général. En tant que parti-Etat, il se doit donc de donner l’exemple de sérénité et de discipline en ces temps de précampagne et éviter ainsi que le front ne se lézarde. 

Imane B

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