C’est une très longue histoire…

19 Mar 2018
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Aux yeux de nombreux quinquagénaires, voire même sexagénaires, la date du 19 mars 1962 a un caractère particulier, si ce n’est controversé. Dans le temps, la fin officielle du conflit algéro-français n’était qu’insouciance, drapeaux au vent et youyous des mamans aux fenêtres. La dimension politique de l’événement dépassait les petites têtes de ceux qui allaient subir les soubresauts d’un pays finalement resté ado…  C’est une très longue histoire. D’éminents historiens, écrivains et politiciens ont noirci des pages entières sur les Accords d’Evian, les pieds-noirs, les Français-musulmans, les harkis, les représailles de l’OAS, les luttes intestines entre fractions du FLN etc., etc.…  En fait, chacun aura cherché chaussure à son pied sans vraiment se satisfaire de la pointure.  D’ailleurs, après le 5 juillet, le peuple algérien distinguait déjà entre les authentiques moudjahidine et ceux du 19 mars.  De Gaulle, Mendès France, Guy Mollet, Ferhat Abbès, Benbella, Boumédienne etc… ne sont plus de ce monde et, les séquelles de cette guerre innommable, qui a éclaté un 1er novembre 1954, restent vivaces entre les deux pays qui se font face.  Ceux qui l’ont faite auraient, d’ailleurs, du mal à comprendre les sempiternelles remises en cause des idéaux qui avaient bercé les ados devenus quinquas ou sexagénaires aux cheveux blancs. Revenus de tant de combats, sans avoir pris le maquis et les armes comme leurs ainés, ils ont acquis l’art de dénigrer ! Il est vrai qu’ils n’ont pas été gâtés par les réformes, les restructurations, les nationalisations, les expropriations et les toujours ‘’nouvelles’’ orientations socioéconomiques. C’est certes le lot de tout pays en devenir. Un devenir qui joue, inexorablement, des prolongations… N’empêche que ces prolongations ont permis l’émergence d’une horde sans foi, ni loi. Le terrorisme, la corruption, l’affairisme puant, l’entrisme, l’arrivisme et l’opportunisme en tous genres se sont donné le mot pour terrasser ce pourquoi nos aînés avaient combattu et, pour beaucoup, malheureusement péri. On s’en souvient aux dates mémorielles, sans plus !  Et sans être, pour autant, procureur de vertu citoyenne, il est de bon ton de critiquer la ‘’houkouma’’.  Une ‘’houkouma’’ attendue à chaque tournant et, c’est de bonne guerre. Reste qu’une conscience apaisée souffle à l’oreille de ceux qui en ont vu passer (…) que l’on revient de loin. De ce loin où l’on retient que le simple fait de voyager, au crépuscule ou de nuit, relevait de l’héroïsme ou du suicidaire au temps de la colonisation. Plus tard, un jet de regard sur le rétroviseur des années 90 et on y revoir des islamistes, loin d’être des moines bouddhistes, nous faire subir la politique du pire…Aussi aujourd’hui, déplorons nos cheveux blancs et relativisons en appréciant les choses simples de la vie. Elles sont infiniment plus belles que vues d’outre-tombe...

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