Paralysie ?

21 Mar 2018
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Le FFS estime que la gouvernance du pays semble «paralysée, incapable de solutionner les conflits». C’est ce que le doyen des partis de l’opposition soutient dans une déclaration de son groupe parlementaire, lue hier hier par son chef, en marge d’une séance plénière à l’assemblée populaire nationale: séance plénière consacrée à la présentation et au débat du projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance n° 66-155 portant Code de procédure pénale. Pour Chafaa Bouaiche, «il ne suffit pas d’élaborer des lois quand l’ensemble du système de gouvernance les rend inapplicables dans les faits. Pis, le pouvoir instrumentalise la loi pour décréter l’illégalité des grèves, réprimer l’action syndicale et les mouvements revendicatifs tout en muselant les militants pour les droits». Les parlementaires du FFS, alarmés par la multiplication des conflits sociaux qui traînent en longueur et que les pouvoirs publics semblent dans l’incapacité de résoudre, dénoncent le «climat de pourrissement dans lequel s’installent ces conflits» avec depuis plusieurs mois, un climat exécrable qui règne dans le pays». Pour les députés du FFS, «rien ne semble en mesure de fonctionner selon des normes et des règles dignes de l’État de droit, moderne, démocratique et performant pour lequel des générations d’algériennes et d’algériens se sont sacrifiées». Tout le contraire, ajoute-t-on de même source, puisque le pays paraît «frappé de paralysie institutionnelle, les décisions suivies de contre-décisions, le recours à la répression et au dénigrement systématique des protestations corporatistes et syndicales, notamment dans les secteurs vitaux de l’éducation, de la santé et de l’université, ou sociales, particulièrement  les dernières protestations dans le Sud du pays, finissent par décrédibiliser les institutions elles-mêmes qui s’en remettent à l’arbitrage ultime du Président de la République, artisan des solutions magiques». Aucune institution gouvernementale ne paraît en mesure de remplir ses missions, poursuit Bouaiche pour qui «cette situation est extrêmement dangereuse», estimant que «si certains clans du pouvoir, qui s’abreuvent aux sources de la manipulation politicienne, escomptent exploiter ce climat de dépolitisation et de désinstitutionalisation au profit de la prochaine élection Présidentielle, ils font courir au pays des risques de dérapages qu’ils ne seront pas en mesure de contrôler». Les parlementaires du FFS affirment «prendre acte de la dernière déclaration du vice-ministre de la Défense qui considère que «L’Algérie est une ligne rouge et qu’il est hors de question de toucher à sa sécurité ou aux ressources de son peuple». Ils rappellent qu’il y a longtemps qu’ils interpellent les tenants du pouvoir sur le fait que: «l’Algérie est une ligne rouge pour la majorité du peuple algérien. Mais que les dysfonctionnements actuels de l’Etat et de sa gouvernance, sont aujourd’hui plus que jamais, une menace à la sécurité du pays et à son unité et sont la cause de la dilapidation des ressources du peuple par une oligarchie vorace, qui a la main haute sur l’administration du pays».

A.K.   

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