Halal alya…

20 Mai 2018
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Le président de la République a tenu hier un discours ferme et résolu quant à la vocation de l’université, comme lieu de la science et du savoir et c’est tout. «L’école et l’université ne sont ni un terrain de conflits, ni un espace  d’intérêts, d’idéologies ou de compétition politique. Tout un chacun doit respecter le campus universitaire d’autant qu’il s’agit de l’avenir de nos générations futures». Le chef de l’Etat a raison en partie seulement à savoir que l’université et l’école ne doivent pas oublier leurs missions originelles. Soit. Mais ce n’est pas une hérésie que l’université puisse abriter et arbitrer des débats politiques et idéologiques en son sein, pour peu qu’ils se fassent dans la sérénité et loin de toute violence. C’est même la vocation de l’université censée entre autres réfléchir sur les maux de la société et tenter d’y apporter des réponses. En France et dans le monde occidental, l’université est précisément au cœur des débats politiques et idéologiques.  Les départements des Sciences Po sont devenus des passages obligés pour qui veuille «vendre»  une idée, un projet ou une façon de voir. Etant le miroir de la société, l’université ne peut, ni ne pourra évoluer en marge de la société. C’est un incessant aller-retour entre les deux. Il n’est donc pas juste de proclamer que l’université doit être imperméable aux joutes politiques et idéologiques qui agitent la société. C’est même le contraire qui est souhaitable. L’Université censées cultiver l’excellence, est de fait l’institution et le lieu le mieux indiqué pour accueillir ces échanges homériques et ces joutes oratoires  entre gens des livres et du savoir.  C’est là-bas que s’aiguise la conscience politique de l’étudiant et où il prend ses responsabilités de devoir servir de guide à sa société. L’université et la société est donc un couple uni pour le meilleur et contre le pire. C’est un mariage naturel qui n’autorise aucune séparation au risque de bloquer le pays. C’est plutôt la dépolitisation de l’université qui pose problème en ce sens que cela induirait le désintérêt des élites à la chose politique et par voie de conséquence le règne de la médiocrité. C’est dire qu’il faut cesser de diaboliser la pratique de la politique dans les universités au nom d’une certaine vision politicienne qui voudrait en monopoliser l’usage. On a bien vu l’autre jour, le Secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès convoquer les responsables des organisations estudiantines au siège de son parti  pour lancer une structures devant réclamer le 5ème mandat à Bouteflika. Pis encore, le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, théoriquement garant de la neutralité de l’université, était la Guest-star de cette rencontre…  Conclusion: L’université ne doit pas être interdite de débats politiques dont elle est l’espace idoine par excellence. Elle réclame  juste la levée du monopole sur la pratique politique pour permettre à tout le monde de défendre ses idées pacifiquement.

 Imane B.

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