Effet domino

17 Avr 2019
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Les évènements s’accélèrent dans la perspective d’une transition démocratique promesse qui satisfasse les revendications du peuple. La chute, sans doute provoquée, hier d’un pilier de l’ancien régime, Tayeb Belaiz, balise la voie vers une décantation rapide de la situation. Désormais il y a urgence de nommer un homme consensuel à la tête du Conseil constitutionnel pour activer la démission très attendue du Président de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah et par conséquent de Bedoui et son équipe. C’est une évolution politique prometteuse qui a au moins le mérite de disqualifier’ théoriquement, la tenue d’une élection présidentielle le 4 juillet prochain que le peuple et les magistrats ont déclarée nulle et non avenue. Le pays n’est certes pas encore sorti de l’auberge face à un système qui agit comme une pieuvre à mille têtes. Mais le changement de ton est notable hier dans le discours du chef d’État-major de l’armée qui semble avoir enterré l’option de la présidentielle en déclarant que toutes les perspectives de sortie de crise «restent ouvertes». Ahmed Gaid Salah qui a adressé un sérieux avertissement à l’ex patron du DRS, le général Toufik qu’il a accusé de comploter contre la volonté populaire, est moralement tenu de joindre le geste à la parole. Le chef d’inculpation est trop grave pour se contenter d’une simple dénonciation publique. L’accusation que le chef de l’armée a portée contre le général Toufik relève de la «haute trahison» et donc passible d’un châtiment exemplaire. Elle ne peut être soldée par de simples effets de manche si réellement Gaid est à ce point certain de ce qu’il a révélé. Ce combat de coq n’intéresse pas trop au demeurant le peuple qui veut lui conquérir sa souveraineté sur son avenir en se donnant lui-même les institutions et les hommes qui vont le représenter. Son seul acquis pour l’instant est qu’un verrou très important dans la recherche d’une solution ait sauté en la personne de Tayeb Belaiz. Mais c’est loin d’être suffisant pour déserter la rue. Il y a encore deux autres «B», Bensalah et Bedoui, voire trois avec Bouchareb qui occupe illégalement le perchoir de l’APN. Le peuple prend acte de l’engagement du chef de l’armée sur la nécessité de trouver une solution «dans les meilleurs délais» parce que, a-t-il admis, «la situation ne peut perdurer davantage, vu que le temps nous est compté». Gaid Salah invite le peuple à faire preuve de «patience» et de «sagesse», mais il doit savoir aussi que la patience à des limites. Il n’y a désormais plus de raisons à faire valoir pour justifier le maintien du statu quo. Le mouvement populaire qui va marcher pour la 9ème fois semaine consécutive vendredi prochain, n’a plus le temps. Il est fatigué d’attendre des discours fluctuant chaque semaine.  Maintenant que la première pièce est tombée, l’effet domino devrait être automatique. 

 Imane B 

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