Gangstérisme

15 Juil 2020
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La pandémie du coronavirus au-delà de sa létalité et ses implications négatives sur l’économie  nationale, révèle surtout une incroyable violence sociale. Les  personnels soignants dans nos hôpitaux qui sont sur la brèche depuis quatre mois au péril de leurs vies, affrontent quotidiennement des bandes de voyous qui viennent faire la loi, au nez et à la barbe des autorités. Il y a quelques jours un médecin  a été honteusement tabassé par un énergumène dans une wilaya de l’Ouest pour lui avoir refusé l’accès dans l’enceinte de l’hôpital pour s’enquérir sur la santé d’un proche. Au lieu de recevoir des encouragements, ce pauvre médecin qui n’a pas vu sa famille depuis des mois pour soigner les malades de la  COVID-19, a reçu des coups… Terrible ! Hier c’était le tour d’un directeur d’hôpital à Bouira de tenter le geste fatal en se jetant du 3ème étage sous la menace et l’humiliation que lui a infligé un autre énergumène qui voulait absolument faire sortir la dépouille d’un proche mort du COVID-19. Plus de peur que de mal heureusement pour ce fonctionnaire poussé à bout par la bêtise humaine. Jusqu’à quand ces comportements odieux et ces gangsters des temps modernes vont-ils continuer à sévir au mépris de la loi ? Des dizaines de médecins, d’infirmiers et de personnels de la santé qui affrontent la mort chaque jour que Dieu fait, ont été ainsi agressés et humiliés sur leurs lieux de travail. Il  n’est plus possible de continuer ainsi. Ce cirque de mauvais gout doit urgemment prendre fin. Le laxisme des autorités n’a que trop durer. La main lourde de l’Etat doit s’abattre sur ces individus sans foi ni loi qui se croient tout permis face à des blouses blanches sans défense et qui plus est, tentent avec des moyens, parfois rudimentaires, de sauver des vies du terrible virus qui fauchent sans pitié. Il faut se féliciter de l’instruction adressée hier par le ministère de la Justice aux Procureurs Généraux près les Cours de faire preuve de fermeté face à cette meute d’agresseurs qui sèment la violence dans les enceintes hospitalières et qui ciblent les personnels soignants. Le département de Belkacem Zeghmati a enjoint à ces interlocuteurs de recourir systématiquement aux arrestations et à la présentation de ces fauteurs de troubles devant le procureur de la République mais aussi de requérir des peines fermes auprès des juges d’instruction. Et, sitôt dit, sitôt fait, puisque la fameuse chanteuse du rai, dite «Sihem Japoniya», a été placée hier sous mandat de dépôt dans le sillage de la plainte déposée contre elle par l’hôpital d’Oran pour avoir tenu des propos inélégants contre son personnel et diffusion illégale d’une vidéo. Il faut souhaiter que la loi s’applique dans toute sa rigueur contre ces personnes qui se prennent pour des redresseurs des torts, à tort d’ailleurs, devant nos honorables et courageux médecins et infirmiers qui affrontent la mort tous les jours.    

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