Une preuve en or !

10 Jan 2021
1184 fois

Et voilà ! L’ex Premier ministre Ahmed Ouyahia qui se présentait comme le «Monsieur propre» de la République exemplaire, avoue lui-même qu’il n’est rien d’autre qu’un haut fonctionnaire ripoux qui utilisait sa mission au sommet de l’État pour grossir des comptes bancaires sur le dos des Algériens. C’est à tomber à la renverse ! Devant le juge de la Cour d’Alger qui l’interrogeait hier dans le cadre du dossier du financement du 5éme mandat, sur l’origine des 70 milliards de centimes découverts dans ses comptes, «si Ahmed», a révélé avec un sang-froid glaçant qu’il les avait amassés en vendant des lingots d’or que lui remettaient sous forme de cadeaux les dignitaires du Golfe en contrepartie des permis des chasse de l’outarde qui leur étaient accordés par Bouteflika et sa clique ! Oui, Ouyahia avoue que ces émirs, princes et roitelets enturbannés de l’Arabie corrompaient tous les hauts responsables de la République de Bouteflika puisqu’il précise bien que c’est à la présidence qu’ils offraient ces précieux lingots d’or. Et Ouyahia, l’incorruptible devant l’Éternel, en a reçu au moins 60 pièces ! Pis encore, l’ex Premier ministre qui voulait priver les algériens du Yaourt, (!) révèle avoir vendu cette brillante marchandise au marché parallèle. Cette scandaleuse révélation à au moins le mérite de nous situer l’origine du marché informel en Algérie qui brasse des dizaines de milliards de dollars. Mais surtout, on comprend sur la tard pourquoi la «république» de Bouteflika n’a jamais voulu mettre fin à ce marché qui grève l’économie nationale mais grossit les comptes bancaires locaux et offshore de Boutef et ses acolytes. Pauvre Algérie ! dirions-nous face à telles révélation qui lève le voile sur la maffia qui tenait en otage notre pays en nous gavant de discours patriotard. Il faut reconnaitre à Ouyahia le courage d’avoir craché le morceau même si cette vérité nous fait tellement mal. On savait que le système de Bouteflika construit autour de personnages aussi sulfureux que Tahkout, Haddad, les frères Kouninef, Oulmi, Tliba et autres individus sans scrupules qui amassaient des fortunes colossales au nez et à la barbe des autorités. Mais on était loin de se douter que la rapine et la prévarication a touché à l’or. C’est un peu la République des mallettes à l’algérienne ! Qu’un Premier ministre et sans doute aussi l’ex président Bouteflika lui-même et son frère, aient pu accepter d’accueillir et d’assurer la sécurité des émirs braconniers du Golfe quitte à mettre en danger ces espèces animales protégées, pour quelques lingots d’or, est un signe que l’Algérie était gérée par une insupportable maffia sans foi ni loi. C’est un immense scandale que la justice doit urgemment ouvrir parce que cette affaire relève de la haute trahison et partant passible de la plus lourde peine. Nous avons désormais une preuve en or massif, que la «Issaba» n’est pas une simple vue de l’esprit mais qu’elle a véritablement existé et à un très haut niveau de l’État. Après cela, on nous pompe l’air avec l’histoire de la «Qouwa Iqlimya» (puissance régionale) ! Soubhane Allah....

   Imane B. 

Dernière modification le samedi, 09 janvier 2021 21:26
Évaluer cet élément
(1 Vote)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85