Ouyahia ?

16 Jan 2021
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Une semaine après qu'Ahmed Ouyahia ait jeté dans la mare bien sale du régime de Bouteflika et sa clique la scabreuse affaire des lingots d'or, on assiste curieusement à un silence radio... Comme si de rien n'était ! Dans n'importe quel pays au monde où la justice respecte le minimum de son fonctionnement démocratique, on aurait tout au moins ouvert une information judiciaire et lancé une enquête sur ces vols qualifiés en or massif au sommet de l'État. Les aveux de l'ex-Premier-ministre sont en effet gravissimes pour passer inaperçus. En creux, il suggérait que cette pratique aussi immorale qu'indigne d'un haut responsable qui prêchait l'exemplarité, était un sport favori de la camarilla qui présidait aux destinées du pays. On peut même comprendre que Bouteflika lui-même recevait ces brillants cadeaux puisqu’Ouyahia précisait qu'il l'avait informé. Autrement dit, la complicité paraît évidente et la présidence fonctionnait comme une véritable "Issaba", un gang de malfaiteurs qui s’enrichissaient sur le dos du pays. Car, il faut être un fieffé naïf pour croire que les émirs enturbannés du Golfe se contentaient d'acheter des autorisations de chasse à l'outarde et à la gazelle, à coup de lingots d'or. Les Emiratis, Saoudiens, et Qataris sont loin d'être des écervelés pour s'engager dans un tel marché de dupes. Non, il devrait bien y avoir d'autres contreparties nettement plus importantes pour s'autoriser ces scintillantes gratifications faites à Ouyahia et tous ses compères. Le peuple algérien veut légitimement savoir. Il veut qu’Ouyahia en dise un peu plus, quitte à désigner à la vindicte populaire celui qui a régné sur le pays pendant deux décennies. C'est à la fois un devoir moral et une exigence politique que la justice creuse les déclarations de l'ex- Premier-ministre et l'oblige à balancer les noms de tous ceux qui ont succombé à la brillance de l'or des émirs du Golfe. Parce que le peuple algérien ne comprendra jamais pourquoi de jeunes activistes sur les réseaux sociaux soient interrogés et jetés en prison pour de simples commentaires alors que des ex-responsables qui avouent avoir profité de leurs postes pour s'enrichir avec de sulfureux personnages étrangers sont laissés tranquilles.

Imane B.

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