Héritage

17 Jan 2021
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Le paiement par anticipation de la dette extérieure, rendu possible au temps de l’embellie financière inespérée, ne nous délivre pas pour autant, des effets dévastateurs de la bombe à retardement larguée par le FMI et la Banque mondiale au moment où l’Algérie était en cessation de paiement. Loin s’en faut, l’Epée de Damoclès est toujours brandie sur nos têtes. Et pour preuve, la liquidation des entreprises publiques, les licenciements massifs des travailleurs pour raison économique et le départ volontaire à la retraite d’un pan important de la ressource humaine, impactent, aujourd’hui, les capacités de l’Etat à faire face aux problèmes légués par l’abdication pure et simple des gouvernants d’alors devant le diktat des bailleurs de fonds de l’Algérie. Le déficit devenu chronique de la caisse de retraite illustre magistralement les conséquences désastreuses de gouvernance ou plutôt de la non-gouvernance de cette race de cadres de l’Etat qu’on croyait rompus à toutes épreuves et au-dessus de tout soupçon. Qui eut cru qu’un homme politique du gabarit d’Ouyahia basculerait un jour sur le marché informel … de l’or en lingots sonnants et éblouissants ? Une conversion qui en dit long sur la corruption qui gangrène le pays, Etat et société, au lieu et place d’une distribution équitable des richesses dont ont puisé à satiété les corrompus et corrupteurs de tous bords. C’est dire que le déficit de la CNR, un fait gravissime en soi n’est que la partie visible du dessein assassin qui a ciblé l’Algérie. Avec préméditation. La situation à laquelle est arrivé le pays est d’autant plus gravissime que les stigmates qui marquent l’Algérie d’aujourd’hui ne sont pas seulement le fait d’un marché international du pétrole où les prix du baril sont tombés à leurs plus bas niveaux, mais aussi et surtout la conséquence directe d’une gestion chaotique des affaires de l’Etat. C’est pour cela que la situation n’autorise pas les circonstances atténuantes. Après s’être acquitté, toute une vie professionnelle durant de ses cotisations, le travailleur qui, du reste ne prétend pas à une retraite en or, sans jeux de mots, est hanté par l’idée de ne pouvoir un jour toucher sa pension de misère. C’est aussi dire que les gouvernants sont interpellés plus que jamais. D’autant que les fonds pour acheter la paix sociale se raréfient.

Saïd Lamari

Dernière modification le samedi, 16 janvier 2021 21:03
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