Il a eu des mots peu amènes à son égard

Ould Abbès tacle Ouyahia

28 Oct 2017
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Les observateurs  du marigot politique restent  sidérés  par la violence de la charge portée mercredi passé par Ould Abbés contre Ahmed, qui ne s’y attendait  probablement pas. « Il doit assumer ses propos sur la justice », clashe t-il dans des propos tenus en marge de la cérémonie d’installation de la direction de campagne du FLN. Des propos en réaction à la déclaration d’Ouyahia qui défendait Chakib Khelil, victime à ses yeux d’une injustice. Pourquoi le patron du RND a  tiré brusquement de l’oubli  le sulfureux ministre, alors qu’il ne fait plus l’actualité ? La question n’est pas tout à fait  sans intérêt et les prochains jours, certainement après les élections du 23 novembre, apporteront de nouveaux éclairages. On parle en effet d’un léger remaniement ministériel qui pourrait consacrer le retour de l’ex-ministre de l’Energie dont l’expertise n’est pas de trop en cette période de crise énergétique. Mais la question immédiate, c’est celle de se demander pourquoi Ould Abbés  en veut à Ouyahia de défendre Khelil, alors qu’il est censé s’en féliciter, puisqu’il s’agit pour Ould Abbés, de quelqu’un de son clan. Mais l ’on comprend un peu mieux le sens de la sortie à contre-courant du chef du FLN en se référant à l’autre déclaration, dans laquelle il soutenait que « le prochain président de la république sera du FLN » et que « le FLN aura son candidat pour 2019 ». De ce fait, Ould Abbés remet  inopportunément sur la table le débat sur la présidentielle et donc sur la succession. C’est d’autant plus incompréhensible que lui-même avait interdit aux candidats de son parti d’évoquer la question lors des législatives du mois de mai. Certainement  sur instruction de ceux qui l’ont placé à la tête du FLN. En disant que le FLN aura son candidat pour 2019 et que le futur président sera FLN, Ould Abbés s’adresse « subliminalement » à Ahmed Ouyahia pour lui dire qu’il ne serait pas le candidat, dans le cas où Bouteflika serait forfait. Pourtant, le Premier ministre, connaissant bien la sensibilité de la question, évite scrupuleusement d’évoquer la présidentielle.  Au contraire et à la moindre de ses sorties, il exprime son allégeance au chef de l’Etat pour éloigner tout soupçon d’ambition présidentielle. Mais en dépit de son plein gré et depuis son retour aux affaires, le Premier ministre a de la visibilité, de la présence sur la scène politique, après son passage devant les deux chambres du parlement où il a défendu et assumé un programme de crise. Ce qui lui a valu les éloges  de nombreuses personnalités, y compris du FLN d’ailleurs, comme Abdelaziz Ziari qui l’ont gratifié d’être « l’homme de la situation »  Depuis son retour au Palais du Gouvernement, Ouyahia a engagé l’opération de relance de la coalition présidentielle, réunissant à deux reprises ses leaders. Cette initiative, lui donne de facto une stature de leader, de rassembleur. Une stature qui le conforte dans son rôle de probable  candidat et sérieux présidentiable dans une perspective « post-bouteflikienne ». Un scénario qui ne semble pas être du goût de ceux qui ont envoyé en poisson-pilote Ould Abbés. D’où certainement le sens de sa dernière charge,  qui a montré que les dagues son bien tirées.

H.Khelifi  

Dernière modification le vendredi, 27 octobre 2017 20:01
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