Grève des médecins résidents

Le gouvernement cède

11 Jan 2018
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La marche organisée mardi par les médecins résidents à Oran a finalement donné ses fruits. Le ministère de la Santé, jusque-là réticent à consentir de nouvelles concessions, a fini par céder. Le département de Mokhtar Hasbellaoui a fini par donner de nouveaux acquis aux médecins résidents, en attendant la concrétisation des promesses et surtout l’accord des concernés. Selon des informations recoupées, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a fait des concessions aux médecins spécialistes qui acceptent de travailler dans les zones éloignées. Il s’agit d’abord du principe de permettre aux médecins envoyés dans les régions éloignées d’exercer une autre activité privée en plus de leur travail dans un hôpital. Mais il ne s’agit pas de l’activité complémentaire qui permet aux médecins exerçant dans le secteur public de travailler dans des cliniques privées. Les nouveaux médecins qui passent leur service civil auront juste le droit d’exercer une activité lucrative, donc à leur compte, un week-end sur quatre. Une décision que les concernés ne veulent pas admettre. Ils estiment en effet que les weeks-end leur appartiennent et à cet effet, les autorités n’ont pas à se mêler de ce qu’ils vont faire avec. L’autre décision prise par le ministère de la Santé concerne l’accompagnement des nouveaux diplômés par des professeurs. Car, jusque-là, les médecins envoyés pour faire du service civil se retrouvent souvent désemparés. En plus de l’absence d’un plateau technique adéquat, ces jeunes diplômés se plaignent souvent d’être livrés à eux-mêmes, sans encadrement. Pour éviter les défections, le ministère de la Santé va désormais prendre en compte la situation maritale des jeunes médecins. Plus question de séparer les couples mariés. Dans certains cas, des médecins abandonnent leurs enfants dans une région du pays pour être affectés dans une autre zone. Cela ne se produira plus, à croire les responsables du ministère de Mokhtar Hasbellaoui. Il reste maintenant à traiter l’autre grand problème que dénoncent les médecins résidents : le service militaire. Les médecins et les paramédicaux sont en effet l’une des rares corporations qui sont exclues de l’exemption du service militaire. Pour lever cette épée de Damoclès, Mokhtar Hasbellaoui devra rencontrer, dans les prochains jours, le vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed-Gaïd Salah pour discuter de la question. Il semblerait que l’armée ne trouve plus d’objection à dispenser les spécialistes de ce service. En contrepartie, les médecins spécialistes devront effectuer du service civil dans les hôpitaux militaires. Il reste maintenant à savoir quelle est la réaction des concernés. En attendant une réponse officielle, certains médecins indiquent que les concessions du gouvernement sont des acquis. Mais qu’ils attendent des gestes plus forts. Surtout que les médecins résidents demandent à ce que le service civil soit beaucoup plus incitatif qu’obligatoire.

Akli Ouali

Dernière modification le mercredi, 10 janvier 2018 20:01
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