Loi de finances complémentaire

Encore des taxes

19 Mai 2018
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Le gouvernement ne recule pas finalement sur la question des impôts. Contrairement à ce qui se dit et s’écrit concernant une « demande du président Bouteflika d’alléger le bouclier fiscal prévu par le projet de loi de finances complémentaire (LFC 2018) »,  l’exécutif décide d’augmenter la pression sur les Algériens. La nouvelle copie de la LFC 2018 sera, en effet, pire que la première. Selon les premiers éléments divulgués par la presse nationale, le gouvernement a finalement décide de revoir à la hausse le plafond des impôts en vue de « renflouer les caisses de l’État ». Seule la disposition concernant l’ouverture des concessions agricoles pour les étrangers a été supprimée. En effet, la réunion du gouvernement, tenu avant-hier, a examiné et adopté la nouvelle copie du Projet de loi de finances complémentaire pour 2018. Ce texte met encore davantage la pression sur le citoyen qui sera contraint, désormais, de payer très chers plusieurs services, dont le permis de conduire, la carte grise, le passeport et la carte d’identité biométrique. Ainsi, les augmentations touchent notamment les droits de timbre du passeport biométrique, de la carte nationale d’identité et du permis de conduire. Le droit de timbre du passeport biométrique passe de 6 000 à 10 000 dinars pour le passeport de 28 pages, et de 12 000 à 50 000 dinars pour le passeport de 48 pages. Epargnée de la taxe auparavant, la carte d’identité biométrique sera payante désormais. Il faut débourser 2500 DA pour l’avoir désormais. Pour la carte grise, le prix oscilleront entre 10 000 Da pour les véhicules de 2 à 4 chevaux et 20 000 les voitures de plus de 10 chevaux. Pour les tracteurs, le prix de la carte grise sera fixé à 10 000 DA, alors que celle des engins des travaux publics, elle sera fixée à 30 000 DA.

Le téléphone est aussi concerné  
L’État décide également d’augmenter les taxes sur les recharges téléphoniques qui ont été revues à la hausse à plusieurs reprises ces dernières années. Comme annoncé auparavant, le gouvernement impose aussi de lourdes taxes sur les produits importés destinés à la consommation. Pour justifier ce durcissement, le gouvernement invoque une difficulté financière de l’Etat. Pourtant, Ahmed Ouyahia avait assuré, en octobre dernier, qu’il n’y aura pas de taxe en 2018. Lors de sa dernière conférence de presse, il a affirmé aussi que la situation économique du pays « s’est nettement redressée avec le recours à la planche à billet ». Mais en décidant d’augmenter la pression sur les Algériens, il reprend son discours alarmiste et évoque dans ce projet « les difficultés budgétaires causées par la baisse du prix du baril et du pétrole ». « Certains investissements publics incombant aux institutions étatiques ont connu des hausses en terme de coût pour les réaliser, et ce en raison de l’évolution économique et technologique. Ces surcoûts impliquent inéluctablement plus de subventions qui doivent être puisées sur le budget de l’État, qui s’est heurté ces dernières années, à des difficultés budgétaires », estime le gouvernement.

Samir Rabah

Dernière modification le vendredi, 18 mai 2018 17:57
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