Cité Attoui à El Hadjar

Des citoyens approvisionnés par barques

28 Jan 2019
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Les habitants de Attoui à El Hadjar se sont réveillés, jeudi dernier , les pieds dans l’eau, car leur cité a été complètement submergée par les eaux de pluies qui se sont abattues sur la wilaya avec une rare intensité. Les crues d’Oued Meboudja ont pratiquent  suspendu la vie normale dans cette agglomération. Les résidents, acculés par les eaux, n’ont pas pu vaquer à leurs occupations, ni s’approvisionner en denrées alimentaires. L’importance des crues était telle que certains jeunes se sont déplacés par barques pour venir en aide à leurs concitoyens en difficulté. Aux accusations des habitants qui se disent abandonnés à leur triste sort, les autorités communales notamment s’en défendent en disant à qui veulent l’entendre que l’APC a procédé aux travaux d’assainissement régulièrement et que se sont les crues de l’oued qui sont à l’origine de cette catastrophe. Pour la cité Attoui l’histoire se répète. Un sinistre de la même ampleur a eu lieu en 1992. C’est dire que le problème est connu. Mais la solution tarde à venir. Par ailleurs et dans le sillage des mouvement de protestation qui ont suivi ces inondations, la RN 44 a été de nouveau fermée, au grand désarroi des usagers, par les habitants du quartier populeux et populaire, Boukhadra (ex-Bouhamra), implanté à la sortie sud du chef-lieu de la wilaya d’Annaba. Faut-il rappeler que cet important et principal axe routier reliant Annaba à plusieurs communes, a été fermé à tout mouvement, trois jours durant, en raison des inondations qui ont caractérisé la wilaya. Hier, les habitants sont sortis de leur mutisme pour dénoncer l’incompétence et le laisser-aller des autorités locales, notamment les responsables de l’APC d’El-Bouni, qui étaient hors-connexion, selon les habitants, au moment où ces derniers passaient des moments de psychose et de détresse. Les protestataires exigent dans l’immédiat une large opération de toilettage de la cité totalement inondée par la boue à la fin des pluies. D’autres, des propriétaires de petits commerces, qui étaient totalement ruinés, après le passage des eaux qui ont tout charrié sur leur passage, demandent aux autorités compétentes aide et assistance. Par ailleurs, les fortes précipitations, qui se sont abattues dans l’après-midi de jeudi à vendredi dernier, ont engendré, dans certaines cités, de grandes difficultés quant à la circulation automobile.  Au même titre que Boukhadra, la cité 5-Juillet-1962 située au piémont de l’Edough dans la plaine ouest d’Annaba, ainsi que Hai Rym, ont été submergés par des tonnes de déchets ménagers et de boue. La Protection civile a fait état de centaines d’interventions, notamment dans ces quartiers de la zone basse d’Annaba. L’état de l’environnement dans ce versant du mont l’Edough, des plus propices à l’érosion sous toutes ses formes, notamment du côté de Bouguentas et de Sidi-Benothmane, est pour beaucoup, semble-t-il, dans cette situation catastrophique. L’absence de plus en plus remarquée, ces dernières années, de verdure autour de l’Edough, où pullulent des décharges sauvages, a entraîné inexorablement la disparition du microclimat de la région d’Annaba. Conséquence : les eaux de pluie font leur œuvre à chaque début d’automne, entraînant des tonnes de boue et de déchets qui envahissent les quartiers de la ville, particulièrement ceux de la plaine Ouest en général, situés à la lisière de l’Edough. Les lieux ressemblent beaucoup plus à un dépotoir où des milliers de tonnes de déchets et toutes sortes de détritus jonchent la chaussée et les trottoirs, tout au long de la route qui mène vers le cimetière de Bouhdid.

B. Salah-Eddine

Dernière modification le lundi, 28 janvier 2019 17:50
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