Entre agressions et assassinats

Regain d’insécurité à Annaba

14 Fév 2019
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L’insécurité s’installe dans pratiquement tous les quartiers de la ville  Ces deux derniers mois, le crime se  banalise et la sécurité des biens et des personnes est sérieusement menacée. Un autre crime vient de jeter l’émoi à Djenane El-Bey En l’espace d’une semaine l’on dénombre au moins de trois assassinats, dont un étudiant étranger. Ainsi et au lendemain de la découverte du cadavre d’un quinquagénaire chauffeur de taxi clandestin de son état, victime d’agression et délesté de son véhicule, au quartier populaire et populeux Bouhamra, une nouvelle découverte macabre a été opérée dans la soirée de mardi à mercredi du côté de la plage Djenane El-Bey de Séraidi.  

Un jeune de 35 ans tué à l’arme blanche

En effet, le corps inerte d’un jeune homme de 35 ans, sérieusement mutilé à l’arme blanche, pour ne pas dire perforé, a été retrouvé aux environs de 23h45mn, a Oued-Bograt, selon un communiqué de la protection civile.  Non encore identifié, en attendant que les investigations des enquêteurs de la gendarmerie nationale aboutissent, la victime a été transférée à la morgue du CHU « Ibn-Rochd », d’Annaba.  Moins d’une semaine auparavant, à Sidi-Amar, des propos racistes avaient entraîné une rixe qui s’est soldée par un drame, à savoir l’assassinat, du jeune étudiant étranger, Ndudzu Prosper, 26 ans, de nationalité Zimbabwéenne. A rappeler que la bagarre durant laquelle le défunt a été mortellement atteint à la jambe d’un coup de couteau, a éclaté après qu’un des trois mis en cause ait lancé en direction des deux africains « saha payp’s » (salut négros. Ndlr).   Se sentant vexé, le défunt est revenu sur ses pas et aurait donné un coup de poing à l’un d’eux. S’en est suivie une altercation qui a fini par une agression à l’arme blanche.  Le défunt, étudiant en 2ème année Master électronique, rappelle-t-on, est décédé dans la soirée de mercredi dernier au niveau de la salle de réanimation de l’hôpital d’El-Hadjar suite à une grave blessure à la jambe à savoir la section de la veine fémorale, provoquée par un objet tranchant. A cela, il faut ajouter de la violence juvénile. Même les quartiers huppés d’Annaba que certains nostalgiques continuent de l’appeler la Coquette n’ont pas échappé au phénomène de l’insécurité. Deux jeunes filles qui s’apprêtaient à rentrer chez elles, vers 18h, à la cité Fellah Rachid (ex St Cloud), dans l’une des rues attenantes au boulevard qui longe la plage, non loin du 7ème arrondissement, ont été victimes d’une agression, sous la menace d’une arme blanche. Les cris des victimes n’ont pas empêché les agresseurs de s’emparer des téléphones portables, argent et objets de valeur. Par ailleurs, des bagarres à épées tirées sont signalées, entre jeunes des différents quartiers. Faut-il rappeler que lundi dernier, des membres d’une bande de malfaiteurs, en possession d’armes blanches et de gourdins, s’en sont pris à deux frères suite à une altercation verbale dans la cité Bouguentas, au chef-lieu de la commune d’Annaba. L’un des deux victimes a perdu conscience et a été évacué à l’hôpital « Ibn-Rochd » tandis que son frère a été blessé au niveau des mains.  L’insécurité semble être une fatalité dans cette cité. Les riverains déplorent que « L’oisiveté et le chômage constituent le vrai problème de notre quartier. Les jeunes sans travail restent dans les parages et adoptent des comportements très dangereux aussi bien pour eux-mêmes que pour les autres. La délinquance, la toxicomanie et la violence sont les fléaux qui pourrissent la vie aux riverains. » . En l’absence totale de réactions vigoureuses des services de sécurité ce phénomène gagne, depuis un certain temps, la totalité des grandes cités Annabis.   Les rixes entre bandes rivales se multiplient et ont atteint un degré de violence sans précédent. Assassinats au pluriel, des femmes agressées, traînées à même le sol et délestées de leurs bijoux, hommes braqués sous la menace d’armes puis dépouillés de leur argent, des automobilistes, surtout les chauffeurs de taxis et fraudeurs, rackettés.  Voitures en stationnement « désossées », rixes quotidiennes à l’arme blanche au niveau des artères les plus commerçantes de la ville, alors que la prostitution et la prise de la drogue ont atteint des proportions alarmantes. Tout cela se passe souvent en plein jour et la liste est longue encore. Un peu trop longue pour la troisième ville d’Algérie qu’est Annaba. L’objectif de cette violence, révèlent nos sources : « le contrôle d’un territoire pour l’écoulement de la drogue et des psychotropes. » Enfin, hier, sur le Boulevard du 1er Novembre et plus précisément à l’immeuble Capitole, une tentative de séquestration d’une jeune fille par deux jeunes individus, dans un local commercial, a été déjoué grâce à l’intervention rapide de la police.

B. Salah-Eddine

Dernière modification le mercredi, 13 février 2019 20:34
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